Crise politique : la réunion entre le cdH, MR et Ecolo se poursuit, DéFI ne « ferme pas la porte » aux autres partis

Le président du cdH, Benoît Lutgen, a poursuivi jeudi après-midi à Bruxelles une réunion avec ses homologues du MR et d’Ecolo, destinée à tenter de trouver une solution à la crise politique qui frappe depuis plus de deux semaines les gouvernements des entités fédérées francophones. Cette première rencontre dans ce format est axée sur la réforme de la gouvernance et le « renouveau démocratique ».

M. Lutgen a, devant la presse, déploré l’absence du président de DéFI, Olivier Maingain, qui a renoncé à se joindre aux trois autres partis, préférant la poursuite de réunions bilatérales plutôt qu’en plénière. « Je suis déterminé plus que jamais à faire avancer les choses », a lancé Benoît Lutgen à son arrivée au parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, lui qui avait annoncé le 19 juin rompre son alliance avec le PS au sein des gouvernements wallon, bruxellois et de la Fédération à la suite des scandales qui ont touché le Parti socialiste. « Je salue l’audace et la bonne volonté du MR mais aussi d’Ecolo de s’inscrire dans cette dynamique de renouveau politique, de renouveau démocratique, d’apporter cette alternance nécessaire et de créer ce nouvel espoir pour l’ensemble des francophones. Il y a beaucoup de bonnes choses qui ont été déposés », a-t-il ajouté.

« On dit souvent que les absents ont tort », a répondu le président des humanistes à une question sur l’absence de M. Maingain. « Il y a encore une chaise pour M. Maingain s’il souhaite rentrer dans cette dynamique. C’est à lui de poser des choix et de sortir quelque part de l’ombre du Parti socialiste », a-t-il encore déclaré.

Le président du MR Olivier Chastel a pour sa part fait état de convergences entre les trois partis autour de la table en se montrant optimiste sur la suite des négociations. « On a 80, 85, 90% de convergences. Je pense qu’il y a moyen de progresser sur les derniers pour cent. Mais cela doit se faire dans une discussion globale », a-t-il déclaré. Il a admis l’importance des discussions sur la gouvernance« on doit changer les moeurs d’un certain nombre de pratiques politiques, c’est vrai », a-t-il dit – mais il a aussi insisté sur la nécessité d’aborder d’autres thématiques, comme le socio-économique.

Quant à la co-présidente d’Ecolo Zakia Khattabi, elle a exprimé son espoir de « commencer à atterrir sur de mesures concrètes d’assainissement de notre système politique et de renforcement de notre démocratie ». Interrogée sur l’absence de M. Maingain autour de la table, elle a rappelé que les écologistes avaient déjà fait de leur côté « une première tournée » en rencontrant les présidents des autres partis démocratiques francophones, dont celui de DéFI. « Nous poursuivons le travail, avec ou sans M. Maingain. Celà me m’empêche pas de continuer à discuter avec lui, comme avec le PS », a dit Mme Khattabi. (avec Belga)

  • Duplex de Sabine Ringelheim.