Audit sur les pistes à Brussels Airport : Belgocontrol nie toute obstruction

ATTENTION EDITORS - SMARTPHONE PICTURE - BEST QUALITY AVAILABLE  Luc Vuylsteke of Sowaer and Belgocontrol CEO Johan Decuyper pictured during the signing of a contract between Belgocontrol and Sowaer, on Tuesday 24 January 2017, at the Liege Airport.  BELGA PHOTO JESSICA DEFGNEE

Belgocontrol, l’entreprise publique autonome chargée du contrôle de l’espace aérien belge, a affirmé mardi qu’elle n’avait pas fait obstruction à l’audit sur l’utilisation des pistes à l’aéroport de Bruxelles-National durant la période du 2 au 10 octobre 2016. Elle a par contre reconnu qu’il avait connu un départ difficile. Ses relations avec la Direction générale du transport aérien (DGTA) ne semblent en outre pas être optimales puisqu’elle demande la création d’un organe de contrôle indépendant sur l’utilisation de ces pistes.

Tout comme la DGTA mardi matin, Belgocontrol était entendue par la commission Infrastructure de la Chambre sur l’utilisation préférentielle des pistes à l’aéroport de Bruxelles-National sur la période du 2 au 10 octobre 2016, semaine durant laquelle deux avions avaient failli s’y percuter. L’incident, daté du 5 octobre, avait été classé comme « sérieux » selon les règles de l’Organisation de l’Aviation civile internationale (OACI) et le ministre de la Mobilité François Bellot, sollicité par des riverains de l’aéroport, avait réclamé la réalisation d’un audit.

À l’issue de celui-ci, Belgocontrol recommande de formaliser le processus de décision dans le choix des pistes et de consolider les instructions en matière de normes de vent. Il y en a en effet eu une quinzaine de versions différentes en l’espace de vingt ans, a relevé l’entreprise chargée du contrôle de l’espace aérien, qui plaide « depuis longtemps » pour un cadre légal clair. « Une partie des frictions que nous avons connues est due au cadre vague dans lequel nous devons évoluer », a d’ailleurs ajouté son CEO Johan Decuyper.

Il a martelé qu’assurer la sécurité de la navigation aérienne était la priorité numéro 1 de son entreprise et a souligné qu’aucun incident sérieux n’était attribuable à celle-ci en 2016, en ce compris l’incident du 5 octobre. Il a ajouté que l’utilisation des pistes ce jour-là était conforme. (Belga, photo Belga/Jessica Defgnee)

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20 juin 2017 - 17h56