Washington va ratifier l'adhésion du Monténégro à l'Otan

Le Sénat américain s’apprête à donner son feu vert cette semaine pour l’adhésion du Monténégro à l’Otan, un élargissement de l’alliance militaire dans les Balkans soutenu par Donald Trump et dénoncé par la Russie. Les sénateurs ont été quasi-unanimes à soutenir l’adhésion lors d’un vote de procédure lundi, par 97 voix contre 2. Le vote final, qui autorisera le président des Etats-Unis à ratifier le traité, devrait avoir lieu mardi soir ou mercredi. “Il s’agit d’une épreuve dans la lutte que nous menons contre Vladimir Poutine”, a déclaré le sénateur John McCain, qui a martelé que le président russe avait “tenté un coup d’Etat pour renverser le gouvernement librement élu du Monténégro”, en octobre dernier. “Si nous disons non au Monténégro, le pays ne restera plus la démocratie libre qu’elle est aujourd’hui”, a affirmé le républicain, détracteur le plus ardent de Moscou au Congrès américain.
L’administration Trump soutient pleinement le processus.
“La ratification de l’adhésion du Monténégro à l’Otan est profondément dans l’intérêt des Etats-Unis”, a plaidé la semaine dernière le secrétaire d’Etat, Rex Tillerson, dans un courrier aux chefs du Sénat.
A ce jour, 25 des 28 pays membres de l’Otan ont ratifié l’entrée du Monténégro, petit pays bordant la mer Adriatique qui espère pouvoir participer comme membre de plein droit au prochain sommet de l’Otan, le 25 mai à Bruxelles.
“La participation du Monténégro au sommet de l’Otan en tant que membre, et non comme observateur, enverra un signal fort d’unité transatlantique, et qu’aucun tiers n’a de droit de veto sur les décisions de l’Otan”, a écrit Rex Tillerson.
Pour la majorité des parlementaires, de gauche à droite, ce vote se doublait d’un message à Moscou. “Nous devons dire clairement à Vladimir Poutine que nous n’accepterons pas l’établissement d’une sphère d’influence russe dans des pays qui ont le désir de s’allier avec la communauté libre et démocratique des nations”, a déclaré le républicain Marco Rubio.
Le républicain libertarien Rand Paul s’est toutefois opposé, ainsi que son collègue du même parti Mike Lee.
Outre les Etats-Unis, deux pays doivent encore finaliser la ratification: les Pays-Bas, où le parlement a déjà donné son accord, et l’Espagne, où les débats se poursuivent, selon le service de presse de l’Otan à Bruxelles.

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28 mars 2017 - 01h35