Violences à Kinshasa – Cinquante morts selon l'opposition, qui veut "amplifier la mobilisation"

Cinquante personnes ont été tuées lundi par les forces de l’ordre à Kinshasa, selon le « Rassemblement » de l’opposition qui avait appelé à manifester dans toute la République démocratique du Congo pour exiger le départ du président Joseph Kabila au terme de son mandat, le 20 décembre. « Le Rassemblement déplore de nombreuses victimes, plus de 50 morts dénombrés à cette étape, victimes fauchées par les tirs à balles réelles de la police et de la garde républicaine », écrit la coalition d’opposition dans un communiqué.
Dénonçant « la restriction de l’espace politique de l’opposition ainsi que la dérive totalitaire du régime », le « Rassemblement » appelle « toute la population à se rassembler » dès mardi « pour poursuivre sans désemparer les revendications engagées aujourd’hui ».
Le texte affirme par ailleurs la volonté de l’opposition « d’intensifier et amplifier la mobilisation populaire [jusqu’au] départ définitif de Joseph Kabila de la RD Congo ».
Le ministre des Affaires étrangères belge Didier Reynders a exprimé dans la soirée de lundi sa « vive préoccupation » à la suite des violences qui avait déjà fait 17 morts plus tôt dans la journée en République Démocratique du Congo (RDC), en particulier à Kinshasa.
Le chef de la diplomatie belge appelle à la retenue et à s’abstenir de toute forme de violence en rappelant que la responsabilité individuelle des acteurs peut être engagée.

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20 septembre 2016 - 00h00