Viande avariée du Brésil – Viande avariée: le Brésil demande la fin des "restrictions arbitraires"

Secoué par un scandale de viande avariée, le Brésil a demandé mercredi aux pays de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) de ne pas appliquer des « restrictions arbitraires » à l’importation, alors que le pays est en train de perdre certains de ses principaux marchés. Une quinzaine de pays ont en effet fermé partiellement ou totalement cette semaine leurs portes à la viande brésilienne, un rude coup pour un secteur qui a rapporté plus de 13 milliards de dollars à l’économie du géant sud-américain en 2016. Premier exportateur mondial de viande bovine et de volaille, le Brésil, fournisseur de plus de 150 pays, « espère que les pays membres de l’OMC n’auront pas recours à des mesures qui constitueraient des restrictions arbitraires et seraient contraires aux règles de l’OMC ». Cet appel a été lancé à Genève, au cours d’une réunion du comité des mesures sanitaires et phytosanitaires de l’OMC.
Le ministre de l’Agriculture Blairo Maggi a déclaré s’attendre à ce que les exportations de viande brésilienne « chutent environ de 10% » à cause du scandale, ce qui représenterait, selon lui, des pertes d’1,5 milliard de dollars. La Chine, Hong Kong et le Chili, qui représentaient ensemble 40% des exportations de viande bovine du Brésil en 2016, ont totalement fermé leurs marchés.
L’Union Européenne, la Suisse, le Japon, le Mexique et plus récemment l’Afrique du Sud ont pour leur part interdit l’entrée de produits fabriqués dans des usines visées par l’enquête.
L’affaire a éclaté lorsque la police brésilienne a découvert vendredi que de gros exportateurs de viandes avaient payé des pots-de-vin à des inspecteurs des services d’hygiène du ministère de l’Agriculture pour certifier de la viande avariée comme étant propre à la consommation. Trente personnes ont été arrêtées, trois usines ont été fermées et toutes les installations visées se sont vu interdire d’exporter leurs produits.

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23 mars 2017 - 01h50