USA: Washington irritée par les "villes sanctuaires"

Les villes et les Etats américains qui continueront de protéger leurs habitants sans-papiers se verront bientôt couper les subventions de la justice fédérale, a averti lundi le ministre Jeff Sessions. Le gouvernement central est particulièrement irrité par les autorités locales qui refusent de livrer à la police aux frontières en vue de leur expulsion, des étrangers tout juste interpellés ou qui ont purgé une peine dans une prison d’Etat. “Le mépris de la loi doit cesser”, a déclaré M. Sessions, dans une conférence de presse à la Maison Blanche.
Il a cité le cas d’une femme de 32 ans tuée par balle il y a deux ans à San Francisco, son meurtrier étant un clandestin au lourd casier judiciaire, qui avait été expulsé cinq fois des Etats-Unis. Quelques semaines avant les faits, cet homme avait été remis en liberté à San Francisco malgré une demande de maintien en détention du service des douanes et de l’immigration, qui souhaitait l’expulser une nouvelle fois.
“De telles pratiques ne peuvent continuer. Elles nuisent à la sécurité de notre pays en permettant à de dangereux criminels de revenir dans la rue”, a affirmé Jeff Sessions.
Il a “exhorté” les villes dites “sanctuaires”, qui veulent empêcher leurs habitants sans-papiers d’être brutalement expulsés quelles que soient leurs attaches familiales, à changer de politique. A défaut, a-t-il poursuivi, ces villes et Etats frondeurs seront privés de subventions fédérales, y compris celles dont le versement a déjà débuté.
Ces villes, parmi lesquelles Los Angeles, New York, Chicago ou Philadelphie, affirment que pousser encore davantage dans la clandestinité des étrangers entrés illégalement a des effets néfastes, ces personnes n’osant plus contacter la police, y compris pour des raisons utiles.

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28 mars 2017 - 01h45