Une pétition pour qu'un facteur puisse refaire sa tournée avec sa chienne

La Poste a récemment interdit à Philippe, un facteur de Nantes en France, de distribuer le courrier en compagnie de sa chienne Prunelle. Les internautes se mobilisent et près de 25.000 signatures ont été récoltées pour que le facteur puisse refaire sa tournée avec son animal de compagnie, peut-on lire lundi sur le site de 20minutes.fr. Elle aimait courir après le vélo jaune de son maître et l’aider à distribuer le courrier, sagement, devant le regard amusé des riverains. Depuis plusieurs années, Prunelle est la mascotte du quartier Bourgeonnière, au nord de Nantes. Mais depuis début août, plus de trace de cette chienne de race épagneul, qui avait l’habitude d’accompagner le facteur. Après dix ans de bons et loyaux services, la Poste a en effet brusquement demandé à Philippe, son maître, de ne plus l’emmener avec lui pour sa tournée quotidienne.

« C’est un principe de précaution. Le facteur est en confrontation avec de nombreux clients sur l’espace public, des enfants comme des personnes âgées. Même si ce chien a l’air très gentil, c’est un animal dont le comportement peut être imprévisible. Nous ne pouvons prendre aucun risque », justifie le service communication de la Poste, qui assure que la direction « n’était pas au courant que ce facteur était accompagné de son chien précédemment ».

« Prunelle se morfond à la maison », est-il écrit sur la page Facebook de soutien à ce duo décrit comme fusionnel. Car la décision de la direction n’a pas plu à tout le monde. En deux mois, près de 25.000 internautes ont signé une pétition officielle. Des anonymes se sont aussi mobilisés (une autre pétition en ligne a dépassé les 30.000 soutiens), les commentaires pleuvent, et plusieurs organismes auraient déjà proposé leur aide. Mais la situation ne bouge pas et le facteur a dû se résigner à reprendre ses tournées en solo.

« Il faut maintenant attendre la rentrée pour que les riverains se rendent compte de ce bouleversement pour la vie du quartier. Alors, on se mobilise, on mobilise les réseaux, et on se retrouve à la rentrée pour que Prunelle sorte de sa prison », peut-on lire sur la page de soutien. « On comprend l’émotion que ça suscite », confie le service communication de la Poste, « mais si un jour un enfant était mordu, ça provoquerait encore bien plus de réactions », ajoute-t-il.

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12 septembre 2016 - 12h45