Une manif anti-Trump pendant 4 ans? L'acteur Shia LaBeouf y croît

Un rassemblement anti-Trump qui durerait quatre ans: voilà le rêve un peu fou de trois artistes, qui ont installé à New York une caméra devant laquelle se relaient depuis vendredi des manifestants, dont l’acteur américain Shia LaBeouf, membre du collectif. « He will not divide us! » (Il ne nous divisera pas): ils sont une poignée, sous la pluie et par une température proche de zéro, à scander la phrase inscrite sur le mur, au-dessus d’une caméra qui filme en continu depuis vendredi 09H00, pour coïncider avec l’investiture de Donald Trump.
Dans le coin, Shia LaBeouf, cape de pluie orange sur les épaules, se trémousse en rythme sur cette mélopée, et relance régulièrement les troupes.
Depuis le lancement de l’installation, dans un recoin du musée de l’image (Museum of the Moving Image) du quartier de Queens, l’acteur aperçu dans « Wall Street: l’argent ne dort jamais » (2010), « Fury » (2014) ou trois volets de « Transformers » passe là le plus clair de son temps.

Baptisée « He will not divide us », cette création est un happening du collectif LaBeouf, Rönkkö & Turner, dans la lignée de leurs précédents projets, dont la plupart incluaient Shia LaBeouf dans un rôle ou un autre. Le public est simplement « invité à dire les mots +He Will Not Divide Us+ en regardant une caméra », explique le collectif sur le site dédié à l’événement, hewillnotdivide.us.

Le lieu est « ouvert à tous » et la caméra filmera sans répit quatre ans durant, soit la durée du mandat du président Donald Trump, le contenu étant retransmis sur le site.

Répéter ce slogan à l’infini « est une démonstration de résistance ou d’insistance, d’opposition ou d’optimisme, guidé par l’esprit de chaque participant et par la communauté », expliquent les artistes.

Quelle que soit la météo, des participants, qui ont parfois atteint la centaine, font face à la caméra, parmi lesquels Shia LaBeouf mais aussi l’acteur Jaden Smith. Sollicité par l’AFP, Shia LaBeouf a refusé de s’exprimer et expliqué: « Je crois que j’ai déjà dit tout ce que je pouvais dire ».

Les participants sont essentiellement des jeunes gens, dont bon nombre d’adolescents qui vivent dans le quartier. « C’est bien, parce que nous sommes la génération qui vient. C’est notre opinion qui compte maintenant », considère Sarah Elhouti, lycéenne de 17 ans, venue pour la troisième fois.

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25 janvier 2017 - 07h40