Une exposition à Londres rend hommage à Mohammed Ali jusqu'en août

Une paire de gants historique, des morceaux de sa maison d’enfance et une série de souvenirs sont exposés à Londres en hommage au “plus grand” boxeur de tous les temps, le poids lourd Mohammed Ali. L’exposition qui ouvre vendredi jusqu’en août à la O2 Arena retrace le parcours du boxeur, de son âge tendre à sa brillante et brutale carrière jusqu’à son entrée dans le mythe, politique et culturel.

Parmi la centaine d’objets de “Je suis le plus grand”, un peignoir brodé avec son mantra: “Flotte comme un papillon, pique comme une abeille”, et un autre étincelant de pierres du Rhin offert par Elvis Presley en 1973.

Les visiteurs peuvent aussi voir l’encadrement de porte en bois de sa maison d’enfance à Louisville, Kentucky, et des chaussures lacées blanches utilisées pendant son combat contre Jimmy Young, aux semelles usées par le fameux “shuffle” d’Ali, mouvements de déplacement issus d’une technique très personnelle.

Exposée également, une paire de gants de son affrontement avec le boxeur britannique Henry Cooper au stade de Wembley en 1963, dont le gauche est déchiré.

Son entraîneur Angelo Dundee avait reconnu avoir lui-même déchiré le gant pour laisser le temps de récupérer à son boxeur, sonné par un redoutable crochet du gauche de Cooper.

L’exposition retrace le parcours politique d’Ali, passé du statut de paria pour avoir refusé de se battre pendant la guerre du Vietnam à celui de pionnier de la contre culture, puis de héros fêté par tous les pouvoirs.

Pour l’un des commissaires de l’exposition, Angie Marchese, “tout le monde connaît le boxeur, ou l’homme atteint de Parkinson, ou encore le type qui pouvait réciter de la poésie sur un claquement de doigt”: “Nous voulions être sûr de recréer tous ces aspects de sa personnalité.”

Davis Miller montre les gants portés par Ali pendant son “combat du siècle” perdu contre Joe Frazier en 1971 au Madison Square Garden à New York.

“C’est sans aucun doute l’événement sportif le plus important de l’histoire”, souligne-t-il. “Pour la première fois, deux champions poids lourd invaincus étaient sur le ring. L’un représentait le pouvoir établi, l’autre la jeunesse rebelle et révolutionnaire.”

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04 mars 2016 - 14h25