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Twitter chasse un éditorialiste conservateur et provoque une polémique

La suspension par Twitter du compte d’un éditorialiste conservateur américain, suspecté d’avoir contribué à une vague de messages insultants contre l’actrice noire Leslie Jones, fait polémique, les critiques dénonçant une atteint à la liberté d’expression. Connu pour son goût de la provocation, l’éditorialiste britannique du site conservateur Breitbart, Milo Yiannopoulos, a vu son compte suspendu mardi après avoir adressé des messages à la comédienne, actuellement à l’affiche du film « S.O.S Fantômes ». Alors que Leslie Jones se plaignait d’avoir reçu un déluge de messages haineux et parfois racistes depuis la sortie du film, vendredi, Milo Yiannopoulos l’a accusée de se poser en victime et l’a traitée d’illettrée. Certains messages d’internautes anonymes, encore visibles sur Twitter, comparent Leslie Jones à un singe ou en parlent comme d’un homme. Ces attaques ont poussé Leslie Jones à annoncer qu’elle quittait Twitter, « en larmes et avec le coeur gros », selon un message publié lundi sur le réseau social.

La suspension du compte de Milo Yiannopoulos a déclenché un mouvement de protestation et plusieurs « hashtags », notamment #FreeMilo, en soutien au polémiste à la chevelure peroxydée, présent actuellement à Cleveland pour la convention républicaine. Cette suspension « va jouer le rôle de catalyseur et amener les gens à agir », à « voter avec leurs pieds et quitter les plateformes qui ne défendent pas la liberté d’expression », a prévenu Milo Yiannopoulos lors d’une brève allocution à Cleveland, relayée sur son compte Periscope. « C’est un tournant pour Twitter qui vient de se déclarer comme ennemi de la liberté d’expression », a martelé celui qui se présente sur son compte Periscope comme « le troll le plus beau et le mieux payé d’internet ».

Un « troll » est un internaute qui cherche à perturber des discussions sur les réseaux sociaux ou à initier des polémiques. « Les gens doivent pouvoir exprimer des opinions et des convictions diverses sur Twitter. Mais personne ne mérite d’être l’objet d’une agression ciblée en ligne », a commenté Twitter dans un déclaration transmise à l’AFP.

Longtemps accusé de traîner les pieds pour réguler le contenu des messages postés sur son réseau, Twitter a pris des initiatives depuis plusieurs mois, notamment en suspendant des milliers de comptes apparentés à des jihadistes et qui incitaient à la violence. « Nous savons que beaucoup de gens considèrent que nous n’en avons pas fait assez pour empêcher ce type de comportement (le harcèlement) sur Twitter. Nous sommes d’accord », a concédé le réseau social dans le message transmis à l’AFP.

Twitter a également indiqué qu’il ferait des annonces « dans les prochaines semaines » quant à l’évolution de sa politique en matière de messages haineux. « Je sais que ce ne sera pas un point de vue populaire, mais je ne trouve pas que Milo ait dit quoi que ce soit à Leslie Jones qui méritait une suspension permanente », a tweeté Matthew Ingram, journaliste pour le magazine Fortune.

« Ces plateformes jouent désormais le rôle de l’ancienne place du village, de la sphère publique », a souligné sur son blog Jillian York, qui collabore à l’Electronic Frontier Foundation, visant à protéger les droits fondamentaux des citoyens dans l’univers technologique actuel. « Même si la liberté d’expression n’est pas garantie juridiquement sur ces plateformes (qui sont de droit privé), il est impossible d’ignorer l’effet que les limites à cette liberté peuvent avoir sur une société », a-t-elle expliqué.

Mark Potok, membre du Southern Poverty Law Center, organisation de défense des droits civiques, cite, lui, la plateforme communautaire Reddit, qui était devenue un « enfer pour qui n’était pas haineux » avant la mise en place de règles contrôlant les messages agressifs. « Si ces organisations se targuent de ne pas tolérer les discours haineux, ils doivent appliquer cette règle », considère-t-il. Certains Etats américains, notamment la Virginie, ont adopté des lois réprimant le harcèlement via les réseaux sociaux, qui prévoient même des peines d’emprisonnement.

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