Très peu d'info disponible sur Chodiev au moment de sa demande de naturalisation

“Le réexamen du dossier personnel de Patokh Chodiev semble indiquer que la procédure a été appliquée de manière régulière”, écrit l’actuel patron de la Sûreté Jaak Raes dans une note à la commission d’enquête parlementaire Kazakhgate. “A l’évidence, très peu d’informations étaient disponibles au moment de la demande de naturalisation”, précise-t-il. Il souligne que la plupart de ces informations avaient trait aux “sociétés reliées” à l’homme d’affaires sulfureux Boris Birshtein, sociétés “établies en Belgique, sans que des activitées criminelles, d’espionnage ou d’ingérence aient pu être détectées qui impliquent directement Patokh Chodiev”, selon cette note déjà évoquée vendredi par le journal Le Soir. “Ces informations n’ont à l’époque pas été jugées de nature à justifier une démarche visant à motiver un refus de sa demande de naturalisation”. Le président du comité R, l’organe de contrôle des services de renseignement, Guy Rapaille s’était étonné il y a une semaine devant la commission d’enquête que la Sûreté se soit contentée d’apposer un “rien à signaler” concernant Patokh Chodiev lors de sa demande de naturalisation en 1996 alors même que celui-ci était connu de ses services depuis 1994 pour “entretenir des liens problématiques avec la mafia russe et le crime organisé”.

Patokh Chodiev avait déjà été cité dans quatre rapports de la Sûreté au moment de sa demande de naturalisation en février 1996. Un cinquième rapport est sorti en avril 1996, sans informations complémentaires.

La commission d’enquête parlementaire s’interroge sur les circonstances qui ont amené au vote, dans un délai très court, de la loi élargissant la transaction pénale, celle-ci ayant profité dans la foulée à l’homme d’affaires Patokh Chodiev et ses acolytes.

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03 février 2017 - 18h30