Tour de France: Chris Froome est le favori de Christian Prudhomme

Double vainqueur sortant, le Britannique Chris Froome apparaît comme le principal favori à la victoire finale dans le Tour de France cycliste. Après un départ donné samedi à Düsseldorf, en Allemagne, et 3.540 kilomètres de course, l’arrivée sera jugée le 23 juillet sur les Champs-Elysées à Paris. Le favori de cette 104e édition ? « Froome vient en premier lieu mais il n’a pas encore gagné cette année », répond le directeur du Tour Christian Prudhomme. A 32 ans, le Britannique a certes élargi son registre et gommé ses points faibles (descente, sens tactique). Mais il a perdu sa supériorité en montagne au vu de ces derniers mois, notamment par rapport à son ancien lieutenant, l’Australien Richie Porte.

Pour le Français Romain Bardet, dauphin de Froome l’an passé et, de ce fait, candidat naturel au podium, Porte s’impose même comme « le meilleur grimpeur actuel ». A ceci près que l’Australien n’a encore jamais accédé au podium d’un grand tour au contraire de l’Espagnol Alberto Contador, toujours susceptible d’enflammer la course, de l’Italien Fabio Aru et des Colombiens Esteban Chaves (un débutant très attendu) et surtout Nairo Quintana si le Condor a récupéré des fatigues du Giro.

« Il semblerait qu’il y ait quatre, cinq, six coureurs de valeur à peu près égale et cela a donné des bagarres formidables à peu près partout cette année », estime Christian Prudhomme en se frottant les mains.

Du côté des Belges, Greg Van Avermaet et Philippe Gilbert devraient tenter leur chance dans les étapes vallonnées, tout comme Jan Bakelants ou Oliver Naesen, récent champion de Belgique. Lorsque les pentes s’élèveront, Thomas De Gendt, Tim Wellens ou encore Serge Pauwels seront chargés de dynamiter la course afin de provoquer une échappée tout en espérant aller jusqu’au bout.

Très tendance, le parcours 2017 s’inscrit dans l’époque. Subtil, nerveux et varié, il tient compte de l’impatience contemporaine, de la spécialisation et de la préparation de plus en plus pointue du peloton, pour marier nouveauté et classicisme.

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28 juin 2017 - 17h05