Theresa May défend l'économie britannique devant son homologue japonais Shinzo

La Première ministre britannique Theresa May a tenté de promouvoir les échanges économiques avec le Japon lors d’une rencontre avec son homologue Shinzo Abe vendredi à Londres, à quelques semaines du début des négociations sur le Brexit. La cheffe du gouvernement conservateur a rappelé au dirigeant japonais sa « détermination à faire du Royaume Uni le meilleur endroit en Europe pour gérer et développer une entreprise ».

Lors de sa dernière visite en mai 2016, Shinzo Abe avait soutenu qu’une sortie de l’Union européenne ferait du Royaume-Uni « une destination moins attractive pour les investissements ».

Il avait affirmé que « le Japon préférerait clairement que le Royaume-Uni reste dans l’Union européenne ». « Beaucoup de ces entreprises se sont installées au Royaume-Uni précisément parce que le pays constitue une porte d’entrée pour l’UE », avait-il déclaré.

Le Japon est le quatrième pourvoyeur d’investissements directs étrangers en Grande-Bretagne: près de 1.000 entreprises nippones y sont implantées, elles représentent 140.000 emplois.

Theresa May a assuré que le Royaume-Uni souhaitait conserver « une relation spéciale avec l’UE, qui comprendrait des accords de libre-échange commerciaux », ainsi qu’une « liberté maximum pour opérer sur les marchés européens ».

L’obtention d’un statut particulier pourrait cependant s’avérer compliqué pour le Royaume-Uni, alors que la chancelière allemande Angela Merkel a rappelé jeudi qu’un pays tiers « ne bénéficiera pas des mêmes droits, ou de droits plus avantageux, qu’un pays membre » de l’UE, estimant que « certains en Grande-Bretagne se font encore des illusions à ce sujet ». Les négociations sur la sortie du Royaume-Uni du giron européen doivent commencer dans le courant du mois de juin.

Par ailleurs, Theresa May a « maintenu sa ferme condamnation » des « provocations » guerrières menées par la Corée du Nord.

Shinzo Abe doit tenir samedi une conférence de presse à Londres pour évoquer les échanges qu’il a eus avec Theresa May, ainsi qu’avec le président russe Vladimir Poutine lors d’une visite à Moscou plus tôt cette semaine.

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28 avril 2017 - 20h00