Stephen Frears s'empare à son tour de Florence Foster Jenkins

Après « Marguerite » de Xavier Giannoli, qui a valu un César à Catherine Frot, le réalisateur britannique Stephen Frears s’empare à son tour du personnage de la diva qui chante faux dans « Florence Foster Jenkins », un biopic avec Meryl Streep et Hugh Grant. Entre tragique et comique, Meryl Streep incarne Florence Foster Jenkins, qui rêvait de devenir une cantatrice d’opéra et était convaincue d’avoir une belle voix, mais dont l’incapacité à chanter juste provoquait l’hilarité, sans qu’elle s’en rende compte.

Le film se concentre sur Florence et son mari, St. Clair Bayfield (Hugh Grant), aristocrate anglais et comédien raté. Reconverti en imprésario de sa femme, il faisait tout pour qu’elle n’apprenne pas la vérité et n’entende pas les commentaires sarcastiques que suscitaient ses prestations.

« On m’a envoyé le scénario, que j’ai beaucoup aimé. On m’a aussi envoyé des liens pour écouter les enregistrements de Florence sur Youtube, que j’ai écoutés et qui m’ont fait rire et touché à la fois », a raconté Stephen Frears, 75 ans, lors d’une conférence de presse.

« Je me suis dit que j’adorerais faire ce film car cette histoire était merveilleuse et que c’était un très bon scénario, très bien écrit, dans un style qui me plaisait », a ajouté le réalisateur des « Liaisons dangereuses » et de « The Queen ».

Le film réunit pour la première fois à l’écran Meryl Streep, qui interprète elle-même les airs d’opéra, pour lesquels elle a dû apprendre à chanter faux, et Hugh Grant.

« Je connaissais un peu Florence Foster Jenkins, parce qu’une cousine m’avait envoyé une cassette. (…) Et puis Stephen m’a envoyé le scénario, qui était à la fois drôle et triste. Il y avait Meryl Streep, Stephen Frears et j’avais un bon rôle, donc j’y suis allé », a raconté à Paris l’acteur de « Quatre mariages et un enterrement » et du « Journal de Bridget Jones ».

Le film suit cet homme et sa femme dans ses tentatives désespérées pour devenir chanteuse d’opéra, jusqu’au concert qu’elle donna en 1944 au Carnegie Hall, pour lequel elle ne put échapper aux critiques.

Le film sera à voir dans salles belges le 3 août 2016.

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08 juillet 2016 - 12h45