Seul le CD&V montre encore de l'enthousiasme pour la taxe Tobin

Seul le CD&V montre encore de l’enthousiasme pour la taxe Tobin, est-il ressorti des échanges politiques jeudi à la Chambre au cours desquels le premier ministre Charles Michel s’est toutefois dit attaché au « principe de la taxe sur les transactions financières » moyennant le respect des conditions énoncées dans l’accord de gouvernement. Une dizaine de questions étaient posées jeudi au premier ministre après que le député européen et vice-président de la N-VA Sander Loones a appelé cette semaine à « tirer la prise » des négociations sur la mise en place d’une taxe Tobin qui anime dix pays européens, dont la Belgique, et la Commission européenne.
Le gouvernement fédéral s’était engagé à poursuivre ces négociations à la condition que la coopération renforcée au sein de l’UE ne porte que sur la taxation de la spéculation destructive et qu’elle ne porte pas atteinte à l’économie réelle (fonds de pension).
« Or, dans l’état actuel, certains se posent des questions sur la proposition de la Commission », a indiqué Gautier Calomne (MR), invitant à explorer d' »autres pistes » alors que le Brexit doit inviter la Belgique à capter des investissements et que les autres pays du Benelux ne sont pas partie prenante dans cette coopération renforcée.

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01 décembre 2016 - 17h25