Schyns: Personne ne demande qu'on arrête ce Pacte d'excellence

La ministre de l’Education en Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) Marie-Martine Schyns reste sereine malgré les réactions plutôt négatives des syndicats au Pacte d’excellence. Il est normal que des inquiétudes s’expriment, mais les remarques seront prises en compte, assure-t-elle jeudi dans l’Echo et sur La Première (RTBF). « Le Pacte est un processus assez nouveau, ça me paraît normal que des inquiétudes s’expriment », souligne la ministre. « La nouveauté peut faire peur. Ce que je vois, c’est que personne ne ferme la porte. Le statu quo n’est absolument pas une option et ça, tout le monde le dit. »
Le groupe central du Pacte, qui regroupe des représentants de la FWB, des syndicats enseignants, des pouvoirs organisateurs et des fédérations de parents, doit encore se réunir jeudi prochain, avant de rendre un avis définitif à la fin du mois. Le politique prendra alors le relais, explique la ministre.
Marie-Martine Schyns se montre aussi rassurante concernant les points les plus controversés de la réforme. L’allongement du tronc commun ne concernera pas tout de suite les élèves de 15 ans, puisqu’il sera progressivement mis en place pour les écoliers de 3 à 8 ans.
L’objectif du Pacte est aussi de limiter le redoublement, « qui sera toujours possible, bien sûr ». L’offre d’options sera revue pour mieux coller aux besoins actuels, et la mise en oeuvre progressive de la réforme, jusqu’en 2025, devrait permettre d’éviter les pertes d’emploi, craintes par les syndicats. « Cela laisse le temps de se reconvertir et de se former », pointe la ministre.
Enfin, Marie-Martine Schyns dit n’avoir pas encore reçu la notification du recours des professeurs de religion et de morale devant la Cour constitutionnelle, mais elle reconnaît que la situation de ces enseignants, obligés de courir entre plusieurs écoles s’ils souhaitent donner le cours de philosophie et de citoyenneté en plus de la morale ou de la religion, n’est pas idéale. « Une des pistes sur la table serait de pouvoir donner cours dans la même école, mais pas aux mêmes élèves ni dans la même année », a-t-elle indiqué.

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09 février 2017 - 09h10