Salon du meuble de Milan: Kartell ou l'innovation permanente

Au Salon du meuble de Milan, ouvert jusqu’à dimanche, le stand le plus fréquenté est sans nul doute celui de Kartell. L’entreprise italienne s’est imposée dans l’imaginaire collectif comme étant à la pointe de l’innovation, en s’entourant des plus grands designers. Première chaise en plastique au monde, première chaise transparente, premier divan complètement en plastique… Depuis ses débuts, Kartell accumule les premières.

L’aventure commence en 1949. Giulio Castelli, jeune ingénieur chimiste ayant étudié avec Giulio Natta, futur Prix Nobel de chimie pour son travail sur les matières plastiques, crée son entreprise dans la région de Milan (nord).

« A cette époque, Castelli était l’un des rares à connaître le potentiel des matières plastiques et il a décidé de l’appliquer sur les objets du quotidien », explique Elisa Storace, commissaire du Musée Kartell.

Après avoir commencé avec des accessoires auto, Kartell produit des objets pour la maison (seaux en plastique, passoires, presses-agrumes…) avant de se diversifier dans les luminaires et l’ameublement.

Anna Castelli Ferrieri, première femme diplômée en architecture en Italie, joue un rôle essentiel au côté de son époux: le génie du couple est de faire appel à des designers pour créer ces objets de couleur.

C’est ainsi que naît en 1964 la première chaise en plastique au monde pour enfants, puis trois ans plus tard « l’Universale », pour les plus grands.

A 71 ans, Claudio Luti est impliqué du début à la fin dans les nouveaux produits et rencontre régulièrement les designers, qu’il choisit de « philosophies diverses ».

Kartell « n’a pas un style. Ce que je veux, c’est faire des produits avec une forte personnalité », note-t-il.

Soucieuse d’être toujours à la pointe de l’innovation, Kartell a aussi créé l’an passé, à partir de déchets végétaux, la première chaise biodégradable.
Parallèlement, elle cherche à élargir toujours plus son catalogue, des arts de la table aux chaussures, avec l’objectif de s’imposer comme « un style de vie ».

Partager l'article

05 avril 2017 - 18h50