Ricciardo au secours d'Australiens poursuivis pour leur slip aux couleurs malaisiennes

L’Australien Daniel Ricciardo, vainqueur du Grand Prix de Malaisie, a mis tout son poids dans la balance jeudi pour défendre neuf de ses compatriotes qui risquent des poursuites judiciaires pour avoir montré leur slip de bain aux couleurs du drapeau malaisien pendant l’épreuve. Les neuf Australiens, dont le ministre de l’Industrie de la défense Christopher Pyne, s’étaient déshabillés pour offrir aux regards leur slip siglé du drapeau malaisien, tout en buvant de la bière à même leurs chaussures, après la victoire de Ricciardo dimanche.
Ils ont été arrêtés pour « insulte délibérée dans l’intention de troubler l’ordre public » et indécence, selon l’agence de presse officielle Bernana, citant la police. Ils devaient comparaître jeudi devant la justice.
D’après la presse australienne, ils risquent jusqu’à deux ans de prison.
Ricciardo a appelé les autorités malaisiennes à les laisser rentrer chez eux.
« On dirait qu’ils ont appris la leçon et je pense pas qu’ils recommenceront de sitôt en Malaisie », a dit le pilote de Red Bull au Daily Telegraph de Sydney.
« Pour moi, c’était plutôt inoffensif. Je respecte les lois malaisiennes mais au-delà de ça, je ne crois pas qu’ils doivent être punis davantage. En Australie, les choses sont un peu différentes et je suis certain qu’ils n’avaient l’intention d’offenser personne ».
Les photos des Australiens faisant étalage du drapeau national sur leur caleçon de bain se sont répandues comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux en Malaisie, à la grande fureur de certains internautes qui les ont accusés d’insulter la nation.
Les manifestations d’indécence publique ne sont pas tolérées par les autorités de ce pays à majorité musulmane, où les étrangers se voient en général infliger une amende avant d’être expulsés.
La ministre australienne de la Justice Julie Bishop a expliqué que les intéressés recevaient une assistance consulaire mais qu’il y avait des limites aux pouvoirs de Canberra.
« Ils risquent certaines poursuites et ce qui peut être considéré comme une blague stupide entre mecs en Australie peut être perçu très différemment dans un autre pays », a-t-elle dit sur Channel Nine.
« Il faut respecter les lois du pays dans lequel on se trouve ».

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06 octobre 2016 - 07h05