Référendum antiréfugiés: "l'illustration d'une UE qui se heurte à ses limites"

Le référendum organisé par la Hongrie contre le plan européen de répartition de réfugiés est « une illustration d’une Union européenne qui se trouve à ses limites », a affirmé le secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration, Theo Francken (N-VA), dimanche sur le plateau de l’émission De Zevende Dag (VRT). Theo Francken a dit avoir un sentiment mitigé à l’égard du référendum hongrois. « Ce n’est pas très correct. On a discuté et voté avec une large majorité – également en Belgique – un plan européen de répartition », a-t-il souligné. Que Budapest refuse ensuite de l’exécuter est une « étrange interprétation de la démocratie ».
Néanmoins, la Hongrie est l’un des pays situés aux frontières de l’espace Schengen sur qui retombe « le sale boulot », a-t-il ajouté. Tirer à tout-va sur la Hongrie et sur son Premier ministre Victor Orban est donc un peu « hypocrite », à son sens.
Pour le secrétaire d’Etat, le référendum hongrois montre surtout que l’Union européenne a grandi trop vite et se heurte à ses limites. La Hongrie profite des subsides européens, mais refuse pour autant de faire des efforts pour accueillir les migrants. « La solidarité à sens unique ne fonctionne pas », a-t-il conclu.
Ce dimanche, quelque 8,3 millions d’électeurs sont appelés à valider l’opposition de M. Orban à la répartition de réfugiés au sein de l’Union européenne.

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02 octobre 2016 - 14h00