RDC: la police parle de 39 "vaillants policiers" massacrés par les rebelles

La police nationale congolaise (PNC) a accusé lundi des rebelles du mouvement Kamwina Nsapu d’avoir massacré 39 de ses agents au Kasaï, région du centre de la République démocratique du Congo en proie à la violence depuis plus de six mois. Les faits remontent à vendredi, et il avait d’abord été question d’une quarantaine de policiers tués, pour la plupart décapités, selon des médias locaux, alors que l’agence de presse allemande DPA faisait état de 42 agents massacrés et 6 autres enlevés. Ces derniers avaient été épargnés car parlant le même dialecte local que les assaillants, avait indiqué le président de l’Assemblée provinciale de Kasai, Francois Kalamba. Selon un communiqué du porte-parole de la PNC publié lundi, l' »embuscade » en question, tendue par des miliciens à Kamuesha, à environ 75 km au nord-est de Tshikapa, capitale de la province du Kasaï, a fait 39 victimes, de « vaillants policiers » qui ont été « enterrés par leurs bourreaux dans une fosse commune (sur le) lieu du massacre », selon le colonel Pierre-Rombaut Mwanamputu.
Le groupe d’agents circulait à bord de deux camions de transport de troupes au moment de l’attaque. Ces deux camions ont été volés par les assaillants, « avec en leur sein une importante cargaison (de matériel et d’)équipements de maintien de l’ordre », selon l’officier.
La PNC « condamne énergiquement ce massacre » et précise qu’elle « tient à rassurer l’opinion que des dispositions urgentes ont été prises pour mettre définitivement un terme à l’insécurité qui sévit dans cette partie de la République par la mise hors d’état de nuire » des partisans de Kamwina Nsapu. La rébellion Kamwina Nsapu porte le nom d’un chef coutumier local entré en conflit avec le pouvoir central et tué par les forces de l’ordre en août. Elle a été accusée par l’ONU de recruter des enfants et d’avoir commis de nombreuses atrocités. En face, les forces de l’ordre se voient régulièrement reprocher par les Nations unies de faire un usage disproportionné de la force contre des miliciens armés essentiellement de bâtons et de lance-pierres.

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28 mars 2017 - 00h25