Publifin – Un débat a finalement eu lieu au conseil communal de Liège

Le débat tant réclamé par certains groupes de l’opposition au sein du conseil communal de Liège a finalement eu lieu lundi soir en séance publique, trois mois après l’éclatement du scandale Publifin impliquant des mandataires liégeois ayant perçu des émoluments pour n’avoir que peu ou pas assisté à des réunions. Un scandale que le MR a qualifié de « tsunami ». Lundi soir au conseil communal, les élus liégeois ont été amenés à se prononcer sur l’ordre du jour de l’Assemblée Générale extraordinaire de l’intercommunale Publifin du 30 mars, que présidera pour la dernière fois André Gilles. A cet ordre du jour figure notamment le remplacement des administrateurs, dont le nombre doit être réduit de moitié. De manière générale, tous ont admis que le modèle actuel de l’intercommunale ne convient pas et qu’il doit être réformé.
« La forme de l’intercommunale n’est pas adaptée pour poursuivre des objectifs concurrentiels à haute valeur ajoutée. Les mandataires devraient être correctement rémunérés pour ce qu’ils font mais les mandats dérivés de dérivés de dérivés seront à proscrire. Il faudra des mesures drastiques, réformer la gouvernance mais de grâce, réfléchissons à comment bien le faire car 3.000 personnes avec leurs familles sont concernées », a précisé Christine Defraigne, cheffe de groupe MR.
Du côté d’Ecolo, la cheffe de groupe Bénédicte Heindrichs n’a pas eu l’occasion de voir les amendements proposés être votés par le conseil, sous prétexte que la loi sur les intercommunales n’autorise pas de débat mais uniquement un vote par oui, non ou abstention. Amendements qui visaient notamment à réclamer l’élargissement du champ des réflexions du futur Conseil d’Administration de Publifin à Finanpart et Nethys mais aussi en incluant les organisations syndicales et un commissaire du gouvernement qui serait envoyé par la Région wallonne.
François Schreuer (Vega) a, lui aussi, évoqué les rémunérations. « On doit aller vers un mandat primaire, qui doit être justement rémunéré par rapport au travail effectué. Les autres mandats doivent être exercés à titre gratuit », a-t-il souligné.
Pour le PS, Jean-Claude Marcourt a défendu une structure qui n’a cessé de croître et qui emploie aujourd’hui 3.000 personnes tout en insistant sur le fait que « des erreurs incontestables ont été commises » et qu’il convient de « faire le tri ».

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28 mars 2017 - 02h25