Présidentielle française – Les candidats à l'Elysée s'opposent sur la question européenne

L’Europe a fait l’objet d’une passe d’armes lors du débat télévisé opposant les onze candidats à l’Elysée mardi soir. Alors que le souverainiste François Asselineau a fièrement affiché son étiquette de partisan du “Frexit”, Emmanuel Macron a revendiqué son amour pour le projet européen, qu’il faut néanmoins réformer selon lui. “Je constate que sur les onze candidats, dix approuvent le principe de la construction européenne”, a fait remarquer M. Asselineau. “Soit on continue d’enfumer les Français,  soit on fait sereinement, juridiquement, comme les Britanniques,  la sortie de l’Europe.”
La candidate de Lutte Ouvrière Nathalie Arthaud s’est élevée contre ces attaques visant l’Union européenne, estimant qu’en faisant de l’Europe “la source de tous les maux”, les candidats eurosceptiques trompent les travailleurs et servent le patronat “car il peut écraser la condition ouvrière”.
Les travailleurs détachés ont été la cible de la candidate d’extrême droite Marine Le Pen. La favorite des sondages pour le premier tour a également rappelé tout le bien qu’elle pense des barrières douanières.
Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron ont tous les deux répliqués à la présidente du Front national. “Le travailleur détaché, ce n’est pas la personne qui est en cause, ce n’est pas sa nationalité qui compte”, a fait valoir M. Mélenchon. Emmanuel Macron a lui demandé à Mme Le Pen comment elle comptait expliquer aux 300.000 Français eux-mêmes détachés qu’ils perdraient leur emploi si sa politique était appliquée.

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04 avril 2017 - 23h45