Présidentielle française – Les onze prétendants confrontés simultanément aux Français pour la première fois

Le premier débat télévisé de l’histoire politique française réunissant les onze candidats inscrits pour le premier tour de l’élection présidentielle a débuté mardi à 20h40 sur BFMTV et CNews. Avant d’aborder les trois thèmes de la soirée (emploi, sécurité et modèle social), chaque prétendant à l’Elysée disposait d’une minute pour se présenter et dessiner la présidence qu’il veut mener. Le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan a ouvert la soirée, en insistant sur la “défense de la civilisation” à laquelle le futur chef de l’Etat devra s’atteler. Se présentant comme un homme d’action, il a déclaré vouloir reconstruire “une France libre, forte, juste et belle”.
La candidate du Front National Marine Le Pen a également embrayé sur le thème de la civilisation, arguant que la France est “livrée au terrorisme islamiste, à la contestation de nos valeurs fondamentales et même à la contestation de notre identité nationale”.
L’ancien Premier ministre François Fillon (Les Républicains) a employé un langage martial, évoquant une “France en guerre” dont le chef des armées devra “parler clairement” aux Etats-Unis, à la Chine et à la Russie.
Le doyen des candidats, Jacques Cheminade, a exprimé sa “colère contre ces héritiers d’un système qui se suicide”.
Un courroux partagé à l’autre extrémité du spectre politique par le candidat du Nouveau Parti Anticapitaliste Philippe Poutou, qui a évoqué la “colère d’en bas” et le “ras-le-bol” contre “la politique réactionnaire, raciste, xénophobe, qui essaie de retourner le mécontentement des gens contre les immigrés”.
Face à ces discours pessimistes et revendicatifs, le centriste Emmanuel Macron a affiché sa “confiance” en la France, refusant “la fatalité de l’inaction”. “Je veux retrouver l’optimisme du peuple français”, a-t-il lancé en rappelant sa volonté de réformer les structures étatiques.
Benoît Hamon a quant à lui fait valoir les vertus de l’honnêteté. Le socialiste veut en finir “avec les hypocrisies et les hypocrites”. “Face à la crise morale, politique, le peuple français a besoin de s’unir autour d’un président honnête.”
Crédité d’une belle performance lors du premier débat entre les cinq “grands” candidats, Jean-Luc Mélenchon a réitéré son discours revendiquant la fin de la “monarchie républicaine”. Le représentant de La France Insoumise a lancé une nouvelle charge contre la finance, qui “doit rendre l’argent, c’est à elle de payer le retour au plein-emploi, les augmentations de salaire”.

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04 avril 2017 - 22h45