Présidentielle française – attaques contre le site de campagne de Le Pen, un suspect interpellé

Le site de campagne de Marine Le Pen a été visé par des “attaques informatiques régulières et ciblées”, notamment par un pirate “proche des milieux d’extrême gauche” interpellé cette semaine à la suite d’une plainte, a affirmé jeudi son parti, le Front national. Le site internet “marine2017.fr” de la candidate à la présidentielle française a “fait l’objet d’attaques informatiques régulières et ciblées, utilisant des procédés différents et bien connus des pirates”, tout au long de la campagne et notamment à des moments clés, a indiqué son parti.
“Nous avons identifié plusieurs de ces pirates et avons transmis l’ensemble des données les concernant aux services de police dans le cadre d’un dépôt de plainte”, ont précisé David Rachline, le directeur de campagne, et Gaëtan Bertrand, responsable du Pôle communication digitale.
“Après investigation, les services spécialisés ont interpellé cette semaine, sur le sol français, un premier pirate, proche des milieux d’extrême gauche, qui a confirmé être l’auteur de plusieurs attaques contre notre site internet de campagne”, ont-ils affirmé, précisant que son matériel informatique a été saisi.
Contacté à ce propos, le parquet de Nanterre près de Paris a confirmé qu’un suspect, un jeune homme, a été interpellé cette semaine. Placé en garde à vue, “il aurait reconnu les faits”, selon le parquet. Du matériel informatique saisi doit encore être exploité, a-t-il précisé.
Une enquête préliminaire a été ouverte après la plainte du Front national suivie en fin de semaine dernière d’une information judiciaire sur des attaques “visant à saturer le site” marine2017.fr.
La dernière attaque remonte au 23 avril, jour du premier tour de la présidentielle.
L’équipe du jeune centriste Emmanuel Macron, qui affronte dimanche Marine Le Pen au second tour de l’élection, a aussi déjà dénoncé des “attaques répétées” commises par des hackers sur son site internet depuis le début de la campagne. Elle a de son côté accusé la Russie.

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04 mai 2017 - 22h50