Pour la Fédération des étudiants francophones, le problème est lié aux quotas fédéraux

La Fédération francophone des étudiants (FEF) affirme que « le problème fondamental du dossier porte sur l’existence de quotas fédéraux alors qu’une pénurie de médecins sévit à travers tout le pays ». Le Conseil d’État a suspendu dans un arrêt publié vendredi l’exécution du classement du concours de médecine organisé par l’Université de Liège à l’issue de la première année d’études de médecine. « En 2014, sur 589 communes belges, 314 étaient en pénurie de médecins généralistes », souligne la Fédération. « Dans l’intérêt de l’ensemble des étudiants et des citoyens, le débat doit porter sur la vision des soins de santé ».

« Il est du devoir des autorités politiques de prendre leurs responsabilités dans ce dossier et d’envoyer un message clair aux étudiants, surtout à l’approche de la deuxième session », ajoute la FEF. Elle pointe du doigt le manque de clarté qui règne: « Les étudiants en cours de cursus méritent plus de respect pour leur avenir, qu’on leur assure un numéro Inami ».

L’organisation souligne que la haute juridiction a déclaré l’arrêté instaurant les quotas fédéraux illégaux parce qu’ils ne se basaient sur aucune estimation précise des besoins en futurs médecins. Elle demande que Maggie De Block « prenne en main ce dossier et revoit le système de quotas fédéraux limitant le nombre de numéros Inami ». Elle invite la ministre à organiser une planification alternative des soins de santé, qui « se baserait sur les réalités de terrain, avec un renforcement des soins de santé des premières lignes et un échelonnement des soins en fonction d’un cadastre actualisé ».

« Ce sont les conditions sine qua non pour permettre l’organisation de soins de santé de qualité et accessibles à l’ensemble de la Belgique », conclut la FEF.

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12 août 2016 - 16h00