Pompiers de Liège: Le SLFP menace de déposer un préavis de grève

Dix ans après la mise en oeuvre de la réforme de la sécurité civile, le Syndicat Libre de la Fonction Publique (SLFP) estime qu’elle n’apporte pas les résultats attendus. Au sein de l’Intercommunale d’Incendie de Liège et Environs (IILE), il dénonce un manque de personnel et de matériel ayant des répercussions sur les délais d’intervention, a précisé jeudi Peter Vandenberk, mandataire permanent SLFP. « Le plan stratégique a été élaboré sur base d’une analyse de risques datant de 2010. A cette époque, par exemple, le Trilogiport n’avait pas la même activité et ne présentait pas le même risque qu’actuellement. Cela se traduit par une moins bonne prise en charge, voire des coûts supplémentaires pour une victime. Les délais d’intervention sont plus élevés et différents d’une commune à l’autre. Les citoyens ne sont donc pas sur un pied d’égalité dans toutes les communes couvertes », souligne le représentant syndical, qui insiste sur la spécificité de la zone de secours 2 organisée sous la forme d’une intercommunale (IILE). « Les autres zones du pays sont gérées par un conseil de zone. Les séances sont publiques et leurs membres n’ont aucun jeton de présence étant déjà rémunérés comme bourgmestre d’une commune, qui a la sécurité dans ses attributions. Dans l’intercommunale, il y a deux présidents, deux secrétaires et 27 administrateurs qui forment les comités de gestion et conseil d’administration et dont le coût est estimé à 250.000 euros par an. Les conseils d’administration se font à huis-clos, il n’y a aucune transparence vis-à-vis des décisions et il n’y a pas de volonté de dialoguer de la part de l’autorité ».
Le SLFP dénonce également un certain gaspillage des moyens financiers comme l’achat d’une villa à Ans en 2002 à laquelle, selon le syndicat, aucune destination n’a jamais été donnée. « Elle est complètement à l’abandon, n’est pas chauffée et des charges sont payées pour un bâtiment dont on ne fait rien », s’étonne Peter Vandenberk, qui déplore aussi l’état de certaines installations, en particulier celles qu’occupe le personnel ambulancier du poste de Flémalle où, comble pour un service de secours, « les extincteurs sont périmés ». « C’est à la limite de l’insalubrité », insiste-t-il.
Le SLFP réclame l’application des dispositions prévues dans le cadre de la réforme de la sécurité civile, et pas mises en oeuvre à son estime, ainsi que l’instauration d’un dialogue avec les dirigeants de l’intercommunale liégeoise sous peine de déposer un préavis de grève avec, comme cible, le 1er mai (fête du travail).

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16 mars 2017 - 14h00