Paris-Roubaix – Tom Boonen veut terminer sa carrière en beauté à Roubaix

Tom Boonen a participé à son ultime conférence de presse précédant une course, jeudi à Wielsbeke au siège du sponsor Quick Step. Le leader des Quick Step Floors fera ses adieux de coureur dimanche à l’occasion de Paris-Roubaix. Il aimerait le faire avec classe en remportant une 5e victoire (un record), après 2005, 2008, 2009 et 2012. Et ensuite ? « Lundi, j’aurai sans aucun doute la plus grande gueule de bois de ma carrière » a-t-il plaisanté. « Ensuite, je serai triste. Mais je le suis toujours après une gueule de bois. » Des dizaines de caméras étaient présentes pour écouter une ultime fois l’ancien champion du monde.
« Cela fait quelques semaines, que tout tourne autour de mes adieux. Aujourd’hui, ce n’est pas différent et dimanche, non plus », a déclaré Boonen. « C’était sympa hier au GP de l’Escaut et spécial en tant qu’Anversois et Campinois, courir devant son propre public. Je suis focalisé sur Roubaix et je me sens bien. J’ai la condition que je voulais avoir et suis meilleur que l’an dernier quand j’avais dû faire une course contre-la-montre pour être prêt à temps. »
« Evidemment, je ne suis plus le Tom Boonen d’il y a quelques années », a reconnu le coureur de 36 ans. « Mais je suis aussi bon que l’on peut l’être à mon âge et j’ai confiance. Dimanche, j’aimerais gagner. Pour cela, je ne devrai pas me cacher. J’ai toujours été honnête et je sais, très bien que l’on ne me fera pas de cadeau. Il s’agit d’un « Roubaix » spécial pour moi car il s’agit du dernier. Mais pour la autres c’est un Enfer du Nord comme les autres. Je ne pense pas qu’ils vont s’occuper de mes adieux et courir autrement. »
Boonen s’attend donc à être marqué. « C’était déjà le cas les autres années.
Craint-il dans un groupe qu’en cas de démarrage d’un coureur les autres ne l’observent ? ‘Tom, c’est ta dernière chance, vas-tu boucher le trou ?’
« Non. Pas vraiment », a précisé Boonen. « J’ai déjà connu des moments similaires. Oui, je veux gagner, mais d’autres coureurs le veulent aussi et ne l’ont pas encore gagné. On peut parler beaucoup avant mais c’est la course qui décide. Dans un scénario idéal j’arrive seul mais je crains que nous arrivions dans un petit groupe. Je me sens bien, l’équipe est forte. La tactique est toujours la même: nous ne voulons pas subir la course, mais la prendre en mains. J’ai le soutien de sept équipiers. C’est particulier et me donne confiance. La possibilité de gagner est réelle. J’espère pouvoir la saisir et gagner ce 5e pavé (le prix offert au vainqueur, ndlr). Ce serait réaliser un grand rêve que d’arrêter au sommet. »
Vendredi, Boonen effectuera la reconnaissance avec son équipe et se rendra ensuite à Compiègne pour la présentation de samedi et le départ de dimanche.

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06 avril 2017 - 19h15