Ordinateurs en vol: Erdogan appelle à lever l'interdiction "le plus vite possible"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé jeudi Washington et Londres à lever « le plus vite possible » l’interdiction de transporter ordinateurs portables et tablettes en cabine sur certains vols, notamment depuis Istanbul. « J’espère que ces pays, les Etats-Unis et le Royaume-Uni, passeront cela en revue et y renonceront le plus vite possible », a déclaré M. Erdogan lors d’une interview télévisée.
Cette mesure « nuit à notre confiance mutuelle sur les plans économique et sécuritaire », a-t-il ajouté.
Il a affirmé avoir évoqué l’interdiction au téléphone avec la Première ministre britannique Theresa May et que les responsables turcs étaient en contact à ce sujet avec leurs homologues aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne.
Son ministre des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu avait mis en doute mercredi l’efficacité de la décision, ajoutant qu’elle pénalisait l’ensemble des voyageurs.
Ankara avait déjà demandé mardi à Washington, par la voix de son ministre des Transports, de revenir sur cette mesure.
Les autorités américaines ont interdit d’emporter ordinateurs portables et tablettes en cabine sur les appareils assurant les vols de neuf compagnies aériennes en provenance de dix aéroports internationaux de pays arabes et de Turquie, invoquant un risque d’attentats « terroristes ».
Les huit pays dont les compagnies et les aéroports sont concernés sont tous des alliés ou des partenaires des Etats-Unis : la Turquie, la Jordanie, l’Egypte, l’Arabie saoudite, le Koweït, le Qatar, les Emirats arabes unis et le Maroc.
Londres a pris dans la foulée une décision identique visant la Turquie, le Liban, la Jordanie, l’Egypte, la Tunisie et l’Arabie saoudite, qui s’applique à tous les vols directs en provenance de ces pays et à destination du Royaume-Uni.

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23 mars 2017 - 21h50