ONU: la France met en garde contre une réduction de la mission en RDC

La France a mis en garde mardi contre des réductions drastiques de la mission de l’ONU en République démocratique du Congo (Monusco), qui reviendraient à « jouer avec le feu » dans un pays confronté à des turbulences électorales. Le renouvellement du mandat de la Monusco, soutenu par la France, doit passer par un examen de la nouvelle administration américaine qui veut réduire ses contributions aux opérations de paix de l’ONU.
La République démocratique du Congo est un « immense pays au coeur de l’Afrique dont la stabilité est clé pour lui-même et pour l’ensemble de la région », a déclaré l’ambassadeur de France aux Nations unies, François Delattre, avant une réunion du Conseil de sécurité sur la situation dans ce pays riche en ressources naturelles.
L’année 2017 est considérée par l’ONU comme « cruciale » pour la RDC, qui doit voir la première transition politique pacifique du pays à travers les élections présidentielle et législatives, censées se tenir d’ici la fin de l’année.
« On ne peut pas jouer avec le feu s’agissant d’un enjeu aussi important », a ajouté l’ambassadeur. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a demandé au Conseil de sécurité de renforcer la mission de l’ONU avec 320 policiers supplémentaires et de maintenir le niveau actuel des troupes militaires.
La Monusco comprend 19.000 soldats, observateurs de police et militaires. C’est la plus importante et la plus coûteuse mission de maintien de la paix des Nations unies.
Des négociations sont en cours sur le niveau des troupes, selon François Delattre. « Réformer pour la rendre plus efficace oui. Réformer pour la briser, certainement pas », a-t-il prévenu.
Le Conseil de sécurité doit se pencher sur le mandat de la Monusco le 29 mars. Les Etats-Unis, de loin le plus gros contributeur financier aux missions de maintien de la paix de l’ONU, cherchent à réduire leur soutien à ces missions.

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22 mars 2017 - 02h20