"On ne peut pas garder 29% d'une communauté qui se trouve tentée par la charia"

Nicolas Sarkozy a réaffirmé lundi son objectif d' »assimilation » de l’immigration, jugeant, en s’appuyant sur une récente étude de l’institut Montaigne, qu’on ne pouvait pas « garder » en France « 29% d’une communauté qui se trouve tentée par la charia ». « La dernière étude d’une fondation privée, l’Institut Montaigne, est extrêmement préoccupante »: « un quart des plus jeunes musulmans sont tentés par une forme de radicalité ». « Il n’y a aucune hystérie là-dedans », a déclaré M. Sarkozy sur Europe 1. « La réalité est là: l’intégration républicaine n’a pas fonctionné, ne fonctionne pas, il faut passer à l’assimilation. On ne peut pas garder 29% d’une communauté qui se trouve tentée par la charia, ou alors on est irresponsable », a poursuivi le candidat à l’Elysée via la primaire de la droite (20-27 novembre). « Cet amalgame (entre musulmans et terroristes, ndlr) est scandaleux, mais tous les amalgames (le sont, ndlr) ! Parce que l’hystérie que j’observe, c’est que quand on prononce le mot islam on est immédiatement accusé d’être islamophobe. C’est pas de l’hystérie ça ? »

Une enquête de l’Ifop pour l’Institut Montaigne sur les Musulmans de France a distingué trois grands groupes, en fonction des pratiques des personnes sondées, de leur attachement à la laïcité, au port du voile ou à la viande halal. Le premier groupe, largement majoritaire avec 46%, compte des musulmans « soit totalement sécularisés, soit en train d’achever leur intégration » sans renier leur religion. Un deuxième groupe, représentant 25%, est plus pieux et plus identitaire tout en rejetant le voile intégral.

Le dernier groupe, que l’Ifop évalue à 28%, réunit des croyants qui ont « adopté un système de valeurs clairement opposé aux valeurs de la République », s’affirmant « en marge de la société ». Les jeunes, les moins insérés dans l’emploi et les convertis sont les plus disposés à adhérer à ce modèle, jusqu’à 50%.

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26 septembre 2016 - 10h15