Naissance du mouvement de gauche "Demain", à la charnière de l'écologie et du socialisme

La gauche de l’échiquier politique s’enrichit d’une nouvelle formation, plus précisément d’un mouvement baptisé « Demain » qui entend défendre un projet « écosocialiste », de « gauche radicale », allant à la racine des problèmes et non à l’extrême gauche, en ouvrant un espace entre la social-démocratie et l’extrême-gauche. Refusant la particratie, ses initiateurs, parmi lesquels Vincent Decroly (Ex-Ecolo et VEGA), Pierre Eyben (ex-PC et Vega), et Marie Françoise Lecomte (Mouvement de Gauche) ont annoncé l’organisation en octobre d’un congrès de lancement, de débat sur les grandes lignes du programme du mouvement et de départ de campagne en vue des communales de 2018 non pas pour y être à tout prix, mais pour « faire avancer certaines idées fortes » en favorisant là où c’est possible, les majorités les plus à gauche et les plus écologiques.
En attendant, Demain ouvrira en mai et en juin prochain des assemblées citoyennes participatives dans plusieurs villes de Wallonie (Liège, Charleroi, Namur, Tournai, Ath, …) et à Bruxelles.
Il y sera question des cinq axes de base du mouvement: – la planification écologique en vue d’une décroissance de gauche (sortie des mesures de type ‘primes fiscales’, pour passer à un programme intégrant réduction de l’empreinte écologique, relocalisation et relance de certaines activités locales économique, participation démocratique locale, et évaluation de toute politique sur base d’indices mesurant les services rendus à l’humanité; – la justice sociale basée sur un salaire maximum autorisé (écart maximum de 1 à 20 dans l’entreprise) et l’octroi d’office d’un revenu d’intégration sociale, – la participation citoyenne (obligation des élus à débattre des propositions de lois appuyées par un nombre déterminé de citoyens, interdiction de se présenter après deux mandats successifs, possibilité pour les citoyens de révoquer un élu qui a voté dans le sens contraire du programme sur lequel il a été élu….); – débat sur la complémentarité entre allocation universelle, renforcement de la Sécu et répartition collective du temps de travail; – renégociation en profondeur des bases de l’Europe dans le but de remplacer dans le traité de Lisbonne tout ce qui interdit une harmonisation sociale et fiscale, et les mécanismes de régression dans ces domaines, le protectionnisme écologique et solidaire aux portes de l’Europe et ce qui enferme dans les accords commerciaux dévastateurs….. sous peine de consulter le peuple sur l’opportunité de quitter l’Europe pour développer une coopération internationale alternative.
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28 avril 2017 - 17h00