Morandini: iTELE ouvre une "clause de conscience" pour les journalistes souhaitant partir

iTELE a ouvert une « clause de conscience » pour les journalistes qui souhaitent partir plutôt que travailler avec Jean-Marc Morandini, a indiqué vendredi à l’AFP un porte-parole de la chaîne de Canal+. Avec cette mesure, qui ouvre le droit à des indemnités de départ, la direction de la chaîne d’info réplique aux journalistes qui ont massivement protesté contre l’arrivée de l’animateur à l’antenne malgré sa mise en examen pour « corruption de mineur aggravée ». Mardi, une centaine d’entre eux ont voté une motion de défiance contre leur direction.
Un courrier devrait être envoyé vendredi aux journalistes pour préciser les conditions de cette clause, selon une source proche du dossier. Une assemblée générale des salariés avait lieu en fin de matinée. La Société des journalistes a été reçue vendredi matin par la direction.
La rédaction de la chaîne du groupe Canal+, déjà échaudée par un plan d’économies drastique, avait appris vendredi dernier « avec consternation » l’arrivée de l’animateur pour réaliser une émission quotidienne sur l’actualité des médias.
Jeudi, par une tribune dans le Monde, la Société des journalistes d’iTELE avait demandé expressément à Jean-Marc Morandini de renoncer à son émission, après avoir voté mardi à une écrasante majorité une motion de défiance contre sa direction. L’animateur avait répondu vendredi dans une autre tribune en demandant qu’on le « laisse travailler » et qu’on respecte « la présomption d’innocence ».
L’animateur de 51 ans, mis en examen le 23 septembre, a été mis en retrait des plateaux de NRJ 12 et des matinales d’Europe 1, dont il était un pilier depuis des années.

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14 octobre 2016 - 11h35