"Moka": Nathalie Baye face à Emmanuelle Devos dans un thriller intimiste

Dans « Moka », en salles mercredi, Nathalie Baye et Emmanuelle Devos sont pour la première fois face-à-face au cinéma, dans un thriller intimiste où une femme cherche de manière obsessionnelle les responsables de la mort de son fils. Réalisé par le Suisse Frédéric Mermoud, le film suit la quête de Diane (Emmanuelle Devos), qui s’enfuit de l’hôpital pour partir à Evian, sur les bords du lac Léman, avec une seule idée en tête: retrouver le conducteur de la voiture couleur moka qui a renversé son fils, causant sa mort accidentelle.

Alors que Diane mène elle-même son enquête, ses soupçons vont se porter rapidement sur un couple, dont la femme, Marlène (Nathalie Baye), une esthéticienne aux cheveux blonds peroxydés, l’intrigue. Elle décide de faire sa connaissance.

Avec les montagnes et le lac en toile de fond, qui forment une sorte d’arène où se déroule l’action, ce thriller, adapté d’un roman éponyme de Tatiana de Rosnay, distille une atmosphère angoissante pour raconter cette filature qui va se transformer en duel de femmes.

Frédéric Mermoud suit au plus près ses deux héroïnes, et particulièrement Emmanuelle Devos, quasiment de tous les plans, avec qui il avait déjà travaillé pour son premier long métrage, « Complices ».

« J’avais vraiment une envie très forte d’écrire un film pour elle, dont elle serait le centre de gravité », a raconté à l’AFP le cinéaste, également co-réalisateur de la première saison de la série de Canal+ « Les Revenants », et qui s’apprête à travailler sur la saison 6 d' »Engrenages ».

« Je suis tombé un peu par hasard sur ce roman de Tatiana de Rosnay. En le lisant, je me suis dit que c’était l’histoire d’une femme qui à un moment donné décide de tout plaquer (…) J’ai dit à Emmanuelle que je pensais avoir vraiment trouvé une histoire dans laquelle elle pourrait être à la fois très physique et très poignante. C’est parti comme ça », a-t-il ajouté.

A la lisière entre le thriller, le portrait de femme et le drame psychologique, le film est porté par ses deux actrices principales, très convaincantes.

« Ce sont deux actrices qui en amont sont très réfléchies et qui en même temps, une fois qu’elles jouent, sont très physiques et très instinctives », a souligné Frédéric Mermoud.

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12 août 2016 - 15h45