"Miss Peregrine", nouvelle fantaisie onirique de Tim Burton

Dans « Miss Peregrine et les enfants particuliers », en salles mercredi, le réalisateur américain Tim Burton signe un nouveau conte empreint d’étrangeté et de merveilleux avec Eva Green en tête d’affiche, adaptation d’un roman parfaitement en phase avec son univers. S’attaquant au best-seller éponyme pour enfants de Ransom Riggs, publié en 2011, le réalisateur de « Edward aux mains d’argent » raconte l’histoire de Jake, joué par Asa Butterfield (« Hugo Cabret »), un adolescent de 16 ans dont le grand-père (Terence Stamp) meurt dans des conditions étranges.

Jake décide alors de se rendre sur l’île au large du pays de Galles où son grand-père a passé son enfance, dans un orphelinat tenu par une certaine Miss Peregrine (Eva Green), avec des « enfants particuliers ».

Découvrant que les récits de son grand-père pour l’endormir étaient vrais, Jake entre en contact avec un univers magique, peuplé d’enfants aux étranges pouvoirs, de l’invisibilité à la lévitation en passant par la manipulation du feu. Grâce à sa propre « particularité », il apprend qu’il peut les aider face à de puissants ennemis.

Imaginée par Ransom Riggs à partir de photos anciennes trouvées dans des foires et marchés aux puces, dont une photo d’un garçon recouvert d’abeilles, cette histoire a attiré Tim Burton, amateur de bizarre, de monstres et de merveilleux.

« J’ai vraiment aimé la façon dont Ransom Riggs a construit une histoire autour de ces photos », a raconté le cinéaste de 58 ans, lors d’un entretien à Paris avec quelques journalistes dont l’AFP.

« Puis j’ai lu le livre et je me suis senti connecté à beaucoup de thèmes qui y sont traités », notamment « l’idée que le rêve et la réalité ne sont pas nécessairement des choses différentes », a-t-il ajouté.

De plus, a-t-il poursuivi, « ayant été catégorisé comme +particulier+ depuis que je suis enfant, alors que je ne me trouve pas si bizarre (…), j’ai aimé les enfants de cette histoire ». « Malheureusement, une fois que ce sentiment (de différence) vous pénètre, il ne vous quitte pas. »

Fidèle à ce thème de la marginalité, Tim Burton en appelle à son univers visuel habituel, sombre et poétique, gothique et expressionniste, avec manoir décrépi et défilé de créatures étranges.

Il fait aussi à nouveau appel à Eva Green, avec qui il avait déjà travaillé dans « Dark Shadows », en Miss Peregrine protectrice et mystérieuse qu’il qualifie volontiers de « Mary Poppins bizarre ».

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30 septembre 2016 - 13h40