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Michael Kiwanuka, profondeur et richesse de la soul

Michael Kiwanuka, Britannique d’origine ougandaise dont la voix grave et la soul intemporelle avaient séduit en 2012, revient vendredi avec un deuxième album où la musique gagne en richesse et le propos en profondeur. Quand d’autres artistes enchaînent rapidement après un premier succès pour capitaliser, le Londonien à la coiffure afro très 70’s et la voix posée, a pris son temps avant de livrer, ce vendredi, son deuxième disque baptisé « Love & Hate » (Mercury/Universal). « Je suis d’abord parti pendant pas mal de temps en tournée, pendant peut-être deux ans, avant de me mettre à écrire de nouvelles chansons. Et j’ai pris le temps d’avoir un album qui sonne suffisamment bien », expliquait-il à l’AFP lors d’un récent passage à Paris, où il a retrouvé ces derniers mois ses fans français avec des concerts à La Maroquinerie et au Trianon.

« Il y a eu tellement de temps entre mes deux disques, que j’ai même l’impression que c’est à nouveau un premier album! » ajoute le jeune homme d’origine ougandaise, dont la BBC avait fait en 2012 son « son de l’année » pour son premier album, « Home Again », salué par la critique. Michael Kiwanuka, parfois comparé à Otis Redding ou Terry Callier, élargit cette fois sa palette musicale avec le concours de deux producteurs, le Britannique Inflo et l’Américain Brian Burton, connu dans la sphère musicale comme « Danger Mouse », un magicien des studios ayant oeuvré avec les Black Keys ou plus récemment les Red Hot Chili Peppers. « Il peut vous prendre n’importe quel style de musique vintage – rock, soul – et réussir à le faire sonner très actuel. J’en avais besoin parce que j’étais moi-même en train de batailler un peu avec ma musique », explique Kiwanuka, fan absolu de Jimi Hendrix et des productions « vintage » mais capable de se laisser charmer par des albums plus récents, comme ceux d’Iggy Pop et de Tame Impala. Sous l’impulsion du duo de producteurs, sa musique gagne en complexité sans perdre en chaleur. L’énergie soul est toujours de la partie, avec claps de mains très « gospel » (« Black Man In A White World »), voix très présentes (« Love & Hate »), accompagnées d’ornements tout en finesse à base de cordes (« Falling ») ou de guitares électriques (« Father’s Child »).

En parallèle, Michael Kiwanuka, devenu chanteur assez tardivement après avoir fait ses armes comme guitariste de studio, a le goût des textes introspectifs. Il interroge par exemple son identité d' »homme noir dans un monde blanc », celui d’un fils d’immigrés ougandais ayant grandi dans le quartier de Muswell Hill, au nord de Londres, dans une culture clairement « blanche et middle class », dixit le Londonien de 29 ans. Rien de revendicatif dans ce « Black Man In A White World », mais davantage un moyen de « dire qui je suis », précise celui qui rêve de pouvoir aller se produire cette année en Ouganda.

« Objectivement, quand je me regarde, c’est comme ça que je me vois. Pour mes premiers concerts, il n’y avait pas de gens noirs dans le public, je ne passais pas sur des stations de radio spécialisées dans la musique noire. Cette chanson, pour moi, cela a été une façon de prendre conscience de ça… », continue le jeune homme qui ne s’inscrit pas pour autant dans une quelconque veine militante en faveur de la cause noire, comme ont pu le faire récemment aux Etats-Unis Beyoncé ou Ben Harper. Michael Kiwanuka sera sur scène jusqu’à la fin de l’année: dans le cadre de festivals européens cet été au festival Gurten à Berne, en Suisse, puis à Dranouter, en Belgique, le 7 août ainsi que cet automne en France à Paris, Montpellier, Bordeaux, Lyon, et Strasbourg.

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