L'ISP va collecter les tiques qui vous ont mordu afin de les analyser

L’Institut de Santé publique (ISP) invite les Belges mordus par une tique à lui envoyer gratuitement par courrier entre le 1er avril et le 31 octobre 2017 le ou les spécimens incriminés. Les tiques peuvent en effet être infectées par divers pathogènes dont celui responsable de la maladie de Lyme. D’un point de vue médical, l’ISP rappelle toutefois qu’une personne mordue par une tique porteuse de pathogènes ne développera pas nécessairement une infection. En 2016, poursuit l’ISP, 9.700 morsures ont été rapportées en Belgique via le site internet et l’application pour smartphone « TiquesNet » de l’Institut de Santé publique. Dans 74% des cas, il s’agissait d’une morsure unique. Les notifications ont par ailleurs été plus nombreuses en Flandre (57,5%) qu’en Wallonie (41,6%) et que dans la Région de Bruxelles-Capitale (0,9%), souligne l’ISP.

Les zones géographiques les plus à risque sont cependant situées majoritairement au sud du pays. La province de Luxembourg arrive ainsi largement devant en termes d’incidence, soit le nombre de morsures rapporté à 100.000 habitants, avec 392 morsures rapportées. Viennent ensuite les provinces du Brabant wallon (185/100.000), de Namur (173/100.000) et du Limbourg (154/100.000). « Rapportée au niveau régional, l’incidence des morsures de tiques s’est avérée plus élevée en Wallonie (112/100.000) qu’en Flandre (86/100.000) », ajoute l’ISP.

Enfin, 88% des morsures ont eu lieu pendant une activité récréative, souligne l’ISP. 45% des personnes ont ainsi été mordues dans leur jardin et 37% lors d’une balade en forêt. Le pic de morsures enregistré en juin dernier s’expliquerait, quant à lui, par le niveau de précipitations record enregistré ce mois-là. Quant aux morsures survenues lors d’une activité de groupe, ce nombre était inférieur à un et ce tant en Flandre (0,92) qu’en Wallonie (0,85).

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30 mars 2017 - 13h05