"L'Europride est également un évènement politique et activiste"

« L’Europride est également un évènement politique et activiste », a estimé jeudi soir Frank Schoenmakers, de la RainbowHouse, en marge de la présentation, à l’ambassade belge de Madrid, de la candidature de Bruxelles à l’organisation de l’Europride 2020. Si la capitale belge reçoit l’évènement, il s’agirait d’une première pour la ville, qui fêtera en 2020 la 25e édition de la Belgian Pride. Cet évènement annuel avait attiré l’an dernier plus de 50.000 personnes, du monde entier. L’anniversaire qui se profile en 2020 a été l’amorce à la candidature bruxelloise à l’organisation de la parade européenne, selon Frank Schoenmakers.
Les ambitions d’un tel évènement vont cependant bien au-delà de l’aspect festif, souligne-t-il. « Les gens pensent toujours au festif, c’est évidemment une des activités principales, mais pour nous la ‘pride’ est aussi un évènement politique et activiste. Nous voulons faire rayonner quelque chose, et transmettre un message, aussi bien au niveau régional qu’européen », où il « y a du travail à faire sur le plan de la discrimination ».
Bianca Debaets (CD&V), la Secrétaire d’Etat à la Région bruxelloise, en charge de l’Egalité des chances, a mis l’accent, à Madrid, sur la diversité qui règne à Bruxelles, et sur le rôle de meneuse que la Belgique a pris en matière de droits de la communauté LGBT. « A Bruxelles, les personnes holebi ont le sentiment de pouvoir être elles-mêmes », a avancé Bianca Debaets. « La Belgique, et certainement Bruxelles, ont toujours joué un rôle de premier plan, à l’échelle mondiale. Nous avons approuvé, parmi les premiers pays, le mariage homosexuel, et récemment la très importante décision a été prise, que les transgenres ne doivent plus subir une procédure médicale lourde ».
Bianca Debaets indique être cependant consciente que du travail reste à faire, par exemple dans les rues bruxelloise, où les regards ne sont pas toujours bienveillants.

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30 juin 2017 - 00h50