Les blessés graves dispersés dans un nombre trop élevé d'hôpitaux, selon le KCE

Les blessés graves sont dispersés dans un nombre trop élevé d’hôpitaux en Belgique, selon le Centre fédéral d’expertise pour les soins de santé (KCE). La réforme du paysage hospitalier en cours est une opportunité pour optimiser la prise en charge de ces blessés, conclut-il dans un rapport diffusé vendredi. Le KCE s’est intéressé à la prise en charge des blessés graves, après un accident de la route par exemple, et l’a comparée à des exemples internationaux.
Il en ressort que le système belge présente déjà des atouts (hôpitaux bien équipés, équipes mobiles d’urgence qualifiées), mais que la coordination des différents acteurs pourrait être améliorée.
« Chez nous, les blessés sont acheminés vers l’hôpital le plus proche ou le plus adéquat, comme l’exige la loi », explique le KCE. « Etant donné que notre réseau hospitalier est très dense, cela se traduit par une dispersion des patients dans des hôpitaux qui ne sont pas toujours idéalement équipés pour les accueillir. »
Le KCE préconise donc un « système intégré de traumatologie », observé dans plusieurs pays étrangers. Ce modèle repose sur un nombre restreint de centres hyperspécialisés, des hôpitaux qui répondent à des critères extrêmement exigeants en termes d’équipement et de personnel (hautement spécialisé et fonctionnant 24h/24).
Pour le KCE, la réforme du paysage hospitalier, actuellement en cours, est une opportunité pour mettre en place un tel système intégré en Belgique. Il estime que quatre à sept centres majeurs de traumatologie devraient se dégager sur le territoire.
Pour y arriver, quelques adaptations seraient nécessaires. Parmi celles-ci, les équipes d’intervention mobiles (Smur) devraient adopter une procédure commune pour l’évaluation de la gravité du traumatisme, selon le KCE. Pour pouvoir évaluer l’efficacité du système, il conseille également de standardiser et de centraliser la collecte de données sur les circonstances des accidents, l’état des victimes, les traitements, les séjours hospitaliers, etc.

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24 mars 2017 - 00h35