Les accusations de corruption sont "une fiction", se défend le président brésilien Temer

Le président brésilien Michel Temer a qualifié mardi de « fiction » les accusations de corruption dont il fait l’objet, critiquant l’absence de « preuves concrètes ». « Je peux dire, sans avoir peur de me tromper, que ces accusations sont une fiction », a affirmé M. Temer dans sa première réaction officielle à sa mise en accusation formelle lundi soir par le procureur-général Rodrigo Janot.
Premier président brésilien de l’Histoire à faire face à ce type de procédure, M. Temer sera inculpé si cette mise en accusation est approuvée par deux tiers du Parlement.
« Il s’agit d’une attaque injurieuse et infamante à ma dignité personnelle », s’est indigné le président, entouré de nombreux ministres et parlementaires le soutenant.
« Nous sommes victimes d’une infamie de nature politique. (…) Je suis accusé de corruption passive sans jamais avoir reçu d’argent. Où sont les preuves concrètes? Elles n’existent pas », a-t-il insisté.
Le président Temer est en pleine tourmente depuis la révélation à la mi-mai d’un enregistrement sonore dans lequel il semble donner son accord pour acheter le silence d’un député aujourd’hui en prison.
Selon l’acte d’accusation du procureur-général, il lui est reproché de s’être « prévalu de sa condition de chef d’État » pour recevoir 500.000 réais (environ 132.000 euros) de pots-de-vin de la part du géant de la viande JBS, impliqué dans le gigantesque scandale de corruption qui touche le Brésil.

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27 juin 2017 - 22h05