Le ténor Jonas Kaufmann va devoir "faire plus attention" à sa voix

Le ténor star allemand Jonas Kaufmann, de retour sur scène à Paris dans « Lohengrin » de Wagner après 4 mois d’absence pour soigner ses cordes vocales, reconnaît qu’il devra « faire davantage attention à sa voix », dans un entretien à l’AFP. Le ténor le plus demandé de la scène lyrique internationale a retrouvé son rire tonitruant et sa gentillesse habituelle dans l’entretien donné à l’AFP quelques jours avant sa reprise dans « Lohengrin » de Wagner, à condition d’attendre sa première performance pour le publier.

« Je suis superstitieux. Je ne voudrais pas qu’on annonce partout le grand retour de Jonas Kaufmann et qu’au dernier moment à cause d’un rhume ou d’autre chose, je ne puisse pas chanter », expliquait-il.

Le ténor avait annoncé fin septembre, après des annulations en série, son retrait de la production des « Contes d’Hoffmann » à l’Opéra de Paris.

« C’était un hématome sur une corde vocale, avec un tout petit vaisseau éclaté. Il fallait attendre que cela cicatrise naturellement », a-t-il expliqué à l’AFP.

Il n’a pas très bien vécu ce repos forcé d’une durée imprévisible. « C’était difficile d’attendre si longtemps pour rechanter, surtout que personne n’était capable de dire si cela durerait un mois, deux mois ou trois mois. Si j’avais su, j’aurais pris des vacances, mais j’étais dans l’attente. J’allais voir le médecin une à deux fois par semaine pour voir si ça allait mieux. L’hématome s’est ouvert une deuxième fois alors qu’il était presque guéri », confie-t-il.

A 47 ans, Jonas Kaufmann est au firmament de l’art lyrique, avec une voix exceptionnelle qui lui ouvre un très large répertoire, de Wagner aux opéras véristes et aux Lieder de Schubert. Son physique de beau ténébreux et ses talents d’acteur l’ont rendu très populaire.

Il a multiplié les enregistrements, les opéras et les concerts ces dernières années, allant jusqu’à chanter trois opéras différents dans le même mois.

Le coup d’arrêt de presque 5 mois imposé par ses cordes vocales a valeur d’avertissement. « Ce n’est pas la première fois que je suis malade, donc je sais que la voix est une chose fragile, mais cela me dit que je dois réagir plus vite », avoue-t-il.

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12 janvier 2017 - 11h10