Le ministre néerlandais de la Sécurité et de la Justice démissionne

Le ministre néerlandais de la Sécurité et de la Justice, le libéral Ard van der Steur a présenté sa démission jeudi, a-t-il fait savoir devant la Deuxième Chambre lors d’un débat à propos du « Teevendeal ». Il s’agit du troisième ministre et le sixième membre du VVD, le parti du premier ministre Mark Rutte à tomber sur cette affaire.
L’affaire du « Tevendeal » tourne autour d’un accord secret conclu en 2000 entre l’ancien secrétaire d’Etat à la Sécurité et la Justice Fred Teeven et le baron de la drogue Cees H.
Ce trafiquant, à la tête d’un réseau international de trafic de drogue dans les années 80 et 90, a vu ses comptes au Luxembourg saisis lors d’une enquête en 1993. Or la justice néerlandaise, dans l’incapacité de prouver que ces biens provenaient du trafic de drogue, a été contrainte en 2000 de lui en rembourser une partie.
Interrogé sur cette affaire en 2014, le ministre de la Justice Ivo Opstelten avait dans un premier temps affirmé qu’il n’y avait pas de trace de cette indemnisation, avant de reconnaître un accord portant sur 1,25 millions de florins (567.000 euros). Des documents du ministère de la Justice dévoilés en mars 2015 avaient pourtant révélé que Cees H. avait en réalité reçu 4,7 millions de florins (2,13 millions d’euros) de la justice néerlandaise. Ces révélations avaient contraint M. Opstelten à la démission.
L’affaire est à nouveau revenue sur le devant de la scène au début de cette semaine à la suite de révélations parues dans un livre écrit par le journaliste Bas haan. Il y indiquait que M. van der Steur, qui était alors un parlementaire très actif sur cette question, avait caché des informations, ce qui a provoqué le courroux de l’opposition.

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26 janvier 2017 - 21h35