Le gouvernement flamand avancera des propositions "constructives"

Le gouvernement flamand est disposé à trouver une solution au dossier des nuisances sonores de l’aéroport de Bruxelles (Zaventem) et avancera des propositions « constructives », a affirmé dimanche le ministre-président flamand Geert Bourgeois, en appelant aussi la Région bruxelloise à prendre ses responsabilités. « Il faut être deux pour le tango », a lancé M. Bourgeois (N-VA) sur VTM, à la veille d’un comité de concertation où les différents gouvernements du pays concernés par le dossier du survol de Bruxelles tenteront une nouvelle fois de trouver un accord.

Le chef du gouvernement flamand assure que son équipe est prête à dégager une solution et qu’elle formulera « quelques propositions très constructives ». Il appelle le gouvernement bruxellois à prendre ses responsabilités pour répartir les nuisances de l’aéroport national.

Ce dimanche, le ministre fédéral de la Mobilité François Bellot (MR) a convié les ministres bruxellois Céline Fremault (cdH) et Didier Gosuin (DEFI), la ministre flamande Joke Schauvliege et le ministre wallon René Collin pour une nouvelle réunion. Aucun texte de compromis n’y a été présenté. La réunion n’a pas permis plus d’avancée qu’une autre vendredi dernier entre chefs de cabinet, « c’était pour la galerie », a confié une source à Belga.

Samedi, le ministre bruxellois Guy Vanhengel (Open Vld) a rappelé la possibilité de prolonger la piste d’envol de l’aéroport pour éloigner les mouvements aériens des zones les plus habitées. Ses propos, qui faisaient penser qu’il soutenait l’idée de déplacer l’aéroport de 1.800 mètres, ont suscité des réactions jusque dans son parti.

Mercredi arrive à échéance la procédure en conflit d’intérêts que le gouvernement flamand a lancée contre la décision du gouvernement bruxellois de ne plus tolérer de marge sur les normes de bruit. Cette procédure avait eu pour effet de suspendre la mise en œuvre de la décision bruxelloise. Si la concertation de lundi n’aboutit pas, le gouvernement flamand a déjà annoncé qu’il lancerait un deuxième conflit d’intérêts, visant cette fois les normes de bruits bruxelloises de 1999, afin de prolonger la suspension de la décision bruxelloise.

Jeudi dernier, le gouvernement bruxellois avait avancé une proposition visant à maintenir la souplesse dans la perception des amendes infligées aux compagnies aériennes, en cas d’infraction aux normes bruxelloises de bruit, sous trois conditions toutefois: la suppression des vols sur la route du canal survolant la capitale, la suppression du virage à gauche entre 06h et 7h du matin et le respect strict des normes de vent principalement pour les atterrissages sur la courte piste 01.

« Simple jeu tactique », avait répondu le ministre flamand de la Mobilité Ben Weyts (N-VA), tandis que M. Bourgeois parlait de « provocation ».

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19 février 2017 - 14h50