Le conseil communal de Liège interpellé sur les commerces dans l'hyper-centre et Médiaciné

Le conseil communal de Liège a été marqué lundi par deux interpellations citoyennes. L’une concernait une pétition lancée par des libraires liégeois et revendiquait une plus grande diversité de l’offre commerciale dans l’hyper-centre. L’autre visait à dénoncer la construction d’un complexe cinématographique au sein du centre commercial Médiacité. Le conseil communal de ce lundi à Liège a été marqué par deux interpellations citoyennes. L’une concernait une pétition lancée par des libraires liégeois et revendiquait une plus grande diversité de l’offre commerciale dans l’hyper-centre. L’autre visait à dénoncer la construction d’un complexe cinématographique au sein du centre commercial Médiacité.
Près de 8000 signatures ont été récoltées par la pétition « touche pas à mon commerce ». Celle-ci ambitionnait d’interpeler les politiques liégeois sur le manque de diversité de l’offre commerciale dans le centre de la Cité Ardente. Ces commerçants déplorent la prolifération de magasins de nuit ou de location de dvd. De plus, ils dénoncent la gestion des enseignes qui selon eux défigurent les façades d’immeuble appartenant au patrimoine liégeois.
Le bourgmestre Willy Demeyer (PS) a admis que l’ensemble du collège partageait cette préoccupation. Il a annoncé la mise en place d’un groupe de travail devant réfléchir sur la problématique des enseignes et la mise en avant du patrimoine. Préalablement, des contacts avec le parquet seront pris afin d’acter les constats d’infractions et d’établir un registre des cas délictueux. Ensuite, il se dit soucieux des différentes formes juridiques des magasins de nuit, de plus en plus présents dans l’hyper-centre. En guise de protestation, certains commerces ont repeints leurs devantures avec des couleurs criardes.
La deuxième interpellation portait sur la procédure d’enquête publique pour la demande d’un permis de bâtir d’un complexe de 10 salles de cinéma à la Médiacité situé dans le quartier du Longdoz. Elle était portée par l’Asbl Urbagora ainsi que celle des Grignoux. Elle avait reçu le soutien de l’Union des Classe Moyennes (UCM). Selon ces citoyens, ce complexe risque de réduire l’offre dans le centre-ville, éloignant de la sorte les consommateurs vers la périphérie.
Le bourgmestre a tenu à répondre mais partiellement. Il a expliqué que ce dossier était examiné depuis 2005. Il rappelle aussi que les nombreux permis de bâtir ont été refusés. Le collège attend l’avis de la deuxième enquête publique pour s’exprimer. Cependant, Willy Demeyer a dit prendre bonne note de cette préoccupation et être sensible aux demandes formulées ce lundi.

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25 avril 2017 - 01h05