L'audit met en cause un actuel conseiller de Theo Francken

L’audit que l’Inspection générale a effectué en 2006 sur le service des rapatriements de la police aéroportuaire contient une série d’éléments préjudiciables à l’encontre du commissaire principal Bruno Franckx, en ce moment conseiller du secrétaire d’État à l’Asile et la Migration, Theo Francken (N-VA). De nouveaux détails de cet audit sont évoqués par l’hebdomadaire HUMO, à paraître mardi. Il y est notamment question de Congolaises qui auraient été introduites en Belgique « sans aucun contrôle approfondi ». Il y a environ trois semaines, VTM Nieuws a rendu public un audit de l’Inspection générale, le service qui contrôle le fonctionnement de la police, sur l’unité de police chargée de rapatrier les personnes en séjour illégal. Selon cet audit, des escorteurs ont profité de leur déplacement pour loger dans des hôtels de luxe, voyager en classe business et même visiter des prostituées, le tout aux frais de l’Office des étrangers. Un autre audit, datant de 2006, avait démontré que ce type de problèmes existait depuis bien plus longtemps. Plusieurs médias avaient rapporté dans la foulée que des responsables auraient fermé les yeux sur la situation pendant tout un temps.

De nouveaux détails émanent aujourd’hui de l’audit effectué il y a plus de dix ans. HUMO écrit ainsi que ce n’est pas M. Franckx, mais bien un noyau dur de syndicalistes qui avait le pouvoir dans la pratique. Le magazine évoque en outre un problème d’alcool au sein de la hiérarchie. Les missions de rapatriements servaient d’alibis pour de belles fêtes exotiques. La plus lourde accusation concerne un possible cas de traite d’êtres humains. Deux Congolaises ont été amenées en Belgique et admises dans notre pays sans « aucun contrôle approfondi ».

Bruno Franckx a refusé tout commentaire à HUMO. Son bras droit à l’époque, Gery Carpentier, également actif aujourd’hui comme conseiller dans le cabinet Francken, et qui est aussi mentionné dans l’audit, dément un problème de boisson et dit ne jamais avoir vu de fêtes exotiques. En ce qui concerne les soupçons de trafic d’êtres humains, il précise qu’il s’agissait de deux Congolaises qui avaient été accueillies en Belgique pour y être soignées, à la demande du responsable congolais de la migration. Selon lui, cela s’est fait dans les règles, avec les contrôles usuels. Le ministre de la Défense de l’époque, André Flahaut, aurait également accordé son fiat.

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13 février 2017 - 17h05