L'attitude de Trump sur le climat est une opportunité pour l'Europe, estime Greenpeace

Le président américain Donald Trump a signé mardi le « décret sur l’indépendance énergétique » qui ordonne un réexamen de la mesure phare de son prédécesseur démocrate: le « Clean Power Plan », qui impose aux centrales thermiques des réductions de leurs émissions de CO2. « Cet ordre exécutif nous donne une nouvelle preuve que Trump n’est pas un leader, mais un simple faire-valoir de l’industrie de l’énergie fossile. Heureusement, malgré toute sa fanfaronnade, le mieux que Trump peut faire est retarder l’inévitable transition vers les énergies propres des Etats-Unis, mais il ne pourra pas la stopper », a réagi Greenpeace Belgique par la voix de sa porte-parole Juliette Boulet. « C’est là une opportunité à saisir pour l’Europe de redevenir l’une des locomotives de la lutte contre le changement climatique aux côtés de la Chine. Cette inévitable transition vers les énergies renouvelables récompensera ceux qui sauront saisir leur chance. Et Trump peut bien continuer à ressasser le passé s’il le veut », conclut Mme Boulet.
Le président républicain a, à plusieurs reprises par le passé, mis en doute la réalité du réchauffement de la planète et le rôle des activités humaines dans ce dernier.
Ce décret, coup de pouce assumé aux énergies fossiles, suscite de vives interrogations sur l’attitude des Etats-Unis vis-à-vis de l’accord de Paris sur le climat signé fin 2015 par plus de 190 pays après des années d’âpres négociations.
Annonçant « une nouvelle ère » dans le secteur énergétique aux Etats-Unis, Donald Trump a insisté sur l’impérieuse nécessité, selon lui, de supprimer nombre de réglementations environnementales « inutiles et destructrices d’emplois ».

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28 mars 2017 - 22h40