"L'analyse salivaire doit faire diminuer la consommation de drogue au volant"

Touring demande que des analyses salivaires soient rapidement utilisées afin de vérifier si les automobilistes ont consommé de la drogue. L’organisation de mobilité craint que trop de conducteurs sous influence passent actuellement entre les mailles du filet car les tests sanguins sont trop compliqués à effectuer. “Une analyse salivaire peut être réalisée sur place, mais ce n’est pas déterminant afin de dresser un p.-v. Ceci intervient après un test sanguin, mais c’est très compliqué”, expliqué Danny Smagghe, porte-parole de Touring. Un médecin est requis pour effectuer une analyse sanguine, “ce qui prend beaucoup de temps, et limite le nombre de contrôles réalisés”.
Touring entend dès lors remplacer l’analyse sanguine par un test salivaire. “Cela pourrait rapidement entrer en vigueur”, estime l’organisation, qui rappelle que le cadre légal devra cependant d’abord être modifié.
“La consommation de drogue au volant est un problème qui, à l’opposé de l’alcool, continue d’augmenter. Il se présente surtout chez les jeunes”, conclut M. Smagghe.
Selon les données de la police fédérale, le nombre de cas d’automobilistes ayant consommé des stupéfiants a plus que doublé en cinq ans. En 2010, 2.264 infractions avaient été enregistrées, tandis qu’en 2015 – dernière année pour laquelle des chiffres complets sont disponibles – 5.852 cas avaient été recensés.

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30 avril 2017 - 18h50