L'action militaire contre Pyongyang, une "option sur la table", dit Tillerson

Une action militaire des Etats-Unis contre la Corée du Nord est une « option sur la table », a déclaré vendredi le secrétaire d’Etat américain, prévenant que la politique de « patience stratégique » de son pays envers Pyongyang n’était plus d’actualité. « Certainement, nous ne voulons pas que les choses en viennent au conflit militaire », a dit Rex Tillerson à la presse à Séoul avant d’ajouter toutefois: « s’ils élèvent le niveau de menace de leur programme d’armements à un niveau qui nécessite à nos yeux une action, alors, cette option sera sur la table ». « La politique de patience stratégique est terminée », a ajouté le chef de la diplomatie américaine après une visite dans la Zone démilitarisée qui sépare les deux Corées. « Nous explorons une nouvelle gamme de mesures diplomatiques, sécuritaires et économiques. Toutes les options sont sur la table ».
Il s’agit d’un net revirement par rapport à la politique dite de « patience stratégique » menée par le prédécesseur de Donald Trump à la Maison Blanche, Barack Obama. Les Etats-Unis excluaient de dialoguer avec la Corée du Nord tant qu’elle ne se serait pas engagée de manière tangible envers la dénucléarisation, dans l’espoir que les tensions internes dans ce pays reclus provoqueraient des changements.
Le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson effectue une tournée en Asie, sa première expérience diplomatique de management de crise.
La veille à Tokyo, il avait tiré un constat d’échec sur 20 ans d’efforts diplomatiques pour dénucléariser Pyongyang, promettant une approche nouvelle sans fournir de précisions.
Permettre à Pyongyang de conserver son niveau actuel de technologie militaire n’est pas un objectif approprié, a poursuivi M. Tillerson à Séoul. « Cela laisserait à la Corée du Nord des capacités significatives qui représenteraient une vraie menace ».
La Corée du Nord a essuyé plusieurs volées de sanctions de l’ONU qui ne l’ont pas dissuadée de poursuivre sur la voie militaire. Le 6 mars, elle a tiré une salve de missiles balistiques dont trois ont fini leur course en mer près de l’archipel nippon.

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17 mars 2017 - 10h25