La Suisse pour un accord de libre-échange avec Londres le plus vite possible

La Suisse doit conclure un accord de libre-échange avec le Royaume-Uni dès la sortie de ce dernier de l’Union européenne (UE), estime Johann Schneider-Ammann, le ministre helvète de l’Economie. Cet accord devrait même entrer en vigueur le jour du Brexit, selon lui. “Mon objectif est clair. Il ne doit pas se passer un jour, après la sortie de la Grande-Bretagne, sans un nouveau règlement en vigueur”, déclare le ministre de l’Economie dans un entretien diffusé dimanche par le SonntagsBlick.

“Il doit être au moins aussi bon” que le présent accord, poursuit Johann Schneider-Ammann. Le ministre britannique du Commerce Liam Fox s’est dit, lors du Forum économique de Davos (WEF), il y a dix jours à peine, très intéressé par un accord avec la Suisse.

Londres ne peut en principe pas négocier de nouveaux accords commerciaux tant que le Royaume-Uni est membre de l’UE, les négociations officielles étant du ressort de Bruxelles. Selon le ministre PLR, des pourparlers sur les futures relations économiques doivent cependant être menés “en arrière-plan et en parallèle aux discussions de sortie” de la Grande-Bretagne.

“Ce serait certainement un signal positif et je serais personnellement très heureux, si nous étions l’un des premiers pays à conclure un accord de libre-échange avec la Grande-Bretagne post-Brexit”, ajoute le Bernois. Les négociations de sortie du Royaume-Uni de l’UE devraient durer deux ans, jusqu’en 2019.

Johann Schneider-Ammann est par ailleurs dans l’expectative quant à un accord de libre-échange avec Washington. “Nous attendons de voir ce qui va se passer avec l’accord de libre-échange transatlantique TTIP entre l’UE et les Etats-Unis”.

La Suisse pourrait rejoindre l’accord. Si le TTIP n’aboutit pas, ce qui semble se dégager des déclarations du nouveau président américain Donald Trump, le Conseil fédéral décidera d’une nouvelle approche, note le ministre de l’économie.

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29 janvier 2017 - 10h40