La commission d'enquête Kazakhgate pas au bout de ses peines après la désignation d'un nouveau président

La commission d’enquête parlementaire Kazakhgate a désigné jeudi après-midi Dirk Van der Maelen (sp.a) comme nouveau président après le retrait de Francis Delpérée. Aussitôt installée, la nouvelle commission a cependant convenu de la nécessité d’évaluer la compatibilité de chaque mandat de commissaire avec les faits sur lesquels ils sont invités à se pencher. « Douze des dix-sept commissaires ont été confrontés de près ou de loin, audition par les enquêteurs, membre de la commission qui a examiné la transaction pénale élargie, présence dans l’assemblée lors de la législature précédente, vote des lois au parlement en 2011 », a pointé Sonja Becq (CD&V), suggérant que le magistrat de liaison encadrant les travaux de la commission d’enquête puisse suggérer des pistes de travail à cet égard.

L’ensemble des commissaires se sont retrouvés dans cet objectif, mais Georges Gilkinet (Ecolo-Groen) a fait observer que le magistrat de liaison n’était pas la personne opportune pour cet exercice alors qu’il sera peut-être appelé à prendre des devoirs d’instruction.

La commission examinera la situation pour la rentrée et proposera ses conclusions à la conférence des présidents, car elles seront susceptibles de faire jurisprudence pour le travail parlementaire global. Avec la montée du deuxième vice-président à la présidence, la commission d’enquête devra également réexaminer la composition du Bureau.

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22 décembre 2016 - 15h10