JO 2016 – Raheleh Asemani veut offrir une médaille à la Belgique, son nouveau pays

Le 13 avril dernier, la taekwondiste Raheleh Asemani a vu son nom publié au Moniteur officialisant sa naturalisation belge. D’origine iranienne, réfugiée politique en Belgique depuis 3 ans, Asemani va pouvoir ainsi défendre les couleurs de la Belgique aux jeux Olympiques de Rio. « C’est très cool et c’est un grand soulagement », a-t-elle commenté mardi au siège du COIB, le Comité Olympique et Interfédéral belge, à Bruxelles. Raheleh Asemani est attachée à l’aile flamande de la fédération de taekwondo et s’est assurée en janvier dernier d’un ticket olympique en -57kg. Si sa naturalisation n’était pas intervenue à temps, Raheleh Asemani aura défilé à Rio sous la bannière du CIO qui l’avait intégrée dans son programme de sportifs réfugiés. Cette employée de BPost, 26 ans, est cependant très heureuse de pouvoir concourir pour la Belgique.
« Je veux remercier le CIO de m’avoir donné cette chance, mais c’est encore plus beau d’aller aux jeux Olympiques pour un pays. Cela fait trois ans que je suis en Belgique, c’et mon pays. Je me sens bien ici et je suis content d’avoir l’occasion de rendre quelque chose à la Belgique. Je ne connais pas encore l’hymne national, mais je vais m’y mettre (rires) ».
Raheleh Asemani a appris sa naturalisation par Laurence Rase, coordinatrice topsport à l’aile flamande. « Je n’étais pas au courant », a commenté encore Asemani. « Laurence m’a appelé pour une belle surprise. Devenir belge, c’est un grand soulagement, j’ai difficile à trouver d’autres mots ».
Avant les jeux Olympiques de Rio (du 5 au 21 août), Raheleh Asemani disputera à Montreux, en Suisse, du 19 au 22 mai, sa première compétition en tant que Belge, aux championnats d’Europe de taekwondo.
« Les meilleurs de ma catégorie sont européens et seront là. Je travaille dur, je fais de mon mieux et j’espère décrocher une médaille. Mais mon ambition ultime est de gagner une médaille aux jeux Olympiques. »
Laurence Rase espère de son côté pouvoir faire venir la famille proche de son athlète d’Iran à Anvers, où Raheleh Asemani habite. Ce sera une formidable motivation, a expliqué Laurence Rase.
« Ce serait fantastique en effet de réussir à faire venir ses parents. Si cela marche, nous aurons une « super » Raheleh au niveau mental. Nous devons voir à présent si nous allons pouvoir obtenir des visas touristiques. »

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26 avril 2016 - 12h55